À l’occasion de la Nuit Blanche 2026, L’Abominable, laboratoire partagé de cinéma argentique, présente dans le futur Navire Argo la projection des films 16 mm suivants :
– Line Describing a Cone, d’Anthony McCall, en sa présence ; 16 mm, 30 min, 1973
– La Jetée, de Chris Marker ; 16 mm, 28 min, 1962
– Wolkenschatten, du duo Ojoboca, en présence d’Anja Dornieden et de Juan David Gonzáles Monroy ; 16 mm, 17 min, 2014
Classique du cinéma expérimental, Line Describing a Cone, d’Anthony McCall est un film projeté en espace d’exposition. À la croisée du cinéma et de la sculpture, une membrane de lumière trace une surface conique dans l’espace et un cercle sur la surface de projection, interrogeant l’espace et le temps de manière non référentielle.
Le court-métrage de Chris Marker La Jetée a pris une place particulière dans l’histoire du cinéma pour son utilisation de la photographie dans sa narration. Film d’anticipation, La Jetée questionne le temps et la mémoire, l’intrication des temporalités. Il présente l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance, un visage que le narrateur ne cesse de douter d’avoir vu.
Composé d’images fixes également, Wolkenschatten – L’ombre des nuages – du duo de cinéastes berlinois Ojoboca, se compose aussi d’une narration qui touche à la science-fiction : une œuvre sur la vision, la matérialisation de la lumière et la métamorphose.
Imagine une image. Imagine l’image d’un lieu. Imagine que ce lieu est un paysage. Imagine la lumière dans ce paysage. Imagine la chaleur qui émane de ce paysage. Imagine le bien-être que procure cette chaleur. Imagine essayer de retenir cette sensation. Imagine ne pas y parvenir. Imagine-la s’effacer de ta mémoire. Wolkenschatten, Ojoboca.
De 20h à 22h30 L’Abominable (Anciens Laboratoires Eclair) 8 Avenue de Lattre de Tassigny, Epinay-sur-Seine RER C : Epinay / RER H : Epinay – Villetaneuse / Tramway T8 : Lacépède
La présentation de l’œuvre d’Anthony McCall est organisée en collaboration avec le service de collection des films du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, à l’occasion de l’exposition Anthony McCall : Lumière, Espace de projection, IRCAM, du 4 au 10 juin 2026. Avec le soutien de la Métropole du Grand Paris et du réseau Actes if.
Dimanche 29 mars et jeudi 2 avril, L’Abominable invite Lilia Ben Achour, qui présentera son travail au sein de Focus Gabès et une programmation en argentique de deux films tunisiens, en écho à la Saison culturelle Méditerranée organisée par Plaine Commune, et en partenariat avec le festival Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient et l’Université Paris 8 – Saint Denis.
Focus Gabès est une association culturelle basée à Gabès, engagée dans la promotion du cinéma, de la création contemporaine et de la transmission culturelle. À travers des projections, des expositions, des ateliers et des résidences artistiques, l’association contribue à renforcer la vie culturelle locale et à créer des espaces d’échange autour de l’image en mouvement.
Née de la volonté d’inscrire la culture cinématographique dans la durée, Focus Gabès développe une programmation annuelle qui articule diffusion, formation et réflexion sur les pratiques artistiques et les enjeux de mémoire. Ses activités visent à rendre la culture accessible, à soutenir les jeunes générations et à inscrire Gabès comme un territoire actif de création et d’innovation culturelle.
Pensé comme un espace de réflexion et d’expérimentation, le projet Focus Archives, porté par Focus Gabès, réunit chercheurs, archivistes, artistes et publics autour de questions essentielles : pourquoi archiver, comment préserver, et comment activer la mémoire collective à travers les documents et les images.
Lilia Ben Achour, responsable du projet Focus Archives, travaille autour de la programmation, de l’acquisition de fonds et de la valorisation des archives audiovisuelles. Elle développe une approche où l’archive devient un espace vivant de création, de mémoire et de dialogue collectif. Ses projets explorent les liens entre patrimoine, recherche et pratiques contemporaines.
En 2025, Lilia Ben Achour organise un premier atelier sur la projection de films argentiques à l’attention d’étudiant·es en cinéma, de jeunes réalisateurs et réalisatrices et d’archivistes. Elle travaille également à l’ouverture d’une salle dédiée au cinéma argentique. Autant de démarches qui nous ont donné envie de la rencontrer pour en savoir plus. Vous pouvez lire un entretien réalisé avec elle sur le site filmprojection21.org, et nous serons ravie de l’accueillir pour deux projections en argentique.
A l’heure du bouclage du programme du festival, nous ne pouvions annoncer que des « films surprises ». Nous pouvons maintenant annoncer les projections!
DIMANCHE 29 MARS 18h15 au cinéma L’Écran
14 passage de l’Aqueduc, 93200 Saint-Denis
Les Silences du palais
صمت القصور – Samt el qusur De Moufida Tlatli Fiction – 2h07 – couleur – sonore – 1994 Projection en 35 mm
A l’occasion de la mort du prince Sid’Ali, un ex-bey, Alia, jeune chanteuse, parcourt un palais en ruines dans la banlieue de Tunis et se souvient de ses quinze ans, lorsque sa mère, Khedija, était en ce même lieu une servante du bey. Alia découvrait alors deux mondes : celui des maîtres, les nantis, et celui des servantes, les corvéables…
« L’histoire de mon film Les Silences du palais a pour héroïne une femme. Celle que dans mon pays, on appelait parfois la ‘colonisée du colonisé’, femme inférieure par naissance, femme née pour servir l’homme. Alia est née dans la servitude. Elle est la fille d’une des servantes du palais des Beys, les derniers rois de Tunisie… Chez ces monarques, les servantes ne sont pas seulement là pour servir : corvéables à merci, elles doivent subir également le droit de cuissage des princes. Ce monde des princes orientaux – les derniers qui règnent en Tunisie – monde fait de raffinements et d’injustices, des splendeurs d’une culture millénaire en même temps que des marques de sa décadence, est vu depuis les cuisines du palais, à travers le regard d’une petite fille. Une petite fille dont le destin tracé était d’hériter de la condition d’esclave de sa mère. Alia va chercher dans son corps, dans sa chair, l’issue pour échapper à sa condition. C’est en effet par la beauté de sa voix, par le chant, qui est une composante essentielle de la civilisation très largement orale où elle est née, qu’elle va chercher son salut. Sa rencontre avec Lofti, un jeune militant caché dans les sous-sols du palais lui fait prendre conscience de l’importance du mouvement national qui lutte pour l’indépendance du pays. Alia va s’identifier à cette lutte et espérer être aussi libérée de la prison où elle se trouve enfermée. Y parviendra-t-elle ? » Moufida Tlatli
JEUDI 2 AVRIL 15h00 / Université Paris 8
2 rue de la Liberté, 93200 Saint-Denis A1 181 : Salle de projection (Salle bleue tropicale) : Bâtiment A
Pique-nique
نزهة رائقة – Nozha raëka
De Férid Boughedir Fiction – 40’ – couleur – sonore – 1972 Projection en 16 mm
Une famille de la petite bourgeoisie tunisienne, du temps du protectorat, se rend en pique-nique avec une vieille guimbarde pleine à craquer. Elle tombe en panne. Un colon français qui se propose de la réparer ne fait qu’aggraver la panne. C’est grâce à un paysan qui remorque la voiture avec sa charrette jusqu’à la ville, que tout ce petit monde pourra retrouver son logis.
Cette programmation est soutenue par Plaine commune en écho à la Saison France Méditerranée, et organisée en partenariat avec le festival Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient et l’Université Paris 8 – Saint Denis.
Pendant que les travaux du Navire Argo avancent avec en ligne de mire une fin de chantier au printemps 2026, L’Abominable est à l’honneur au musée Reina Sofìa de Madrid, pour une programmation sur trois jours dans le cadre du cycle ‘Los Comunes del Cine’ où seront présent-e-s les cinéastes Leonor Guerra, Victor de las Heras, Pilar Monsell et Camilo Restrepo.
S8, Super 16 mm, vidéo HD sur vidéo, Couleur et N&B, son, 40’28, 2024
J’ai marché jusqu’ici est issu d’une réalisation collective mise en chantier par Élisa Le Briand et Yoana Urruzola – association Tard la nuit – en collaboration avec le laboratoire cinématographique partagé L’Abominable. Cet atelier itinérant s’est déroulé pendant 4 ans avec des adhérent.e.s et participant.e.s, des animateurs et animatrices des Groupes d’Entraide Mutuelle de Saint-Denis, Montreuil et Épinay-sur-Seine, du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale de Stains et de la Trame à Saint-Denis.
Commencé en 2020 le film s’est construit un pied après l’autre, d’ateliers en séjours, ici et ailleurs. Il dessine chemin faisant un territoire et les contours d’une fabrication commune.
20 rue de Poissy 75005 Paris M° Maubert-Mutualité ou Cardinal Lemoine (ligne 10), Jussieu (ligne 7) Entrée libre sur réservation en adressant un mail à : veronique.lethu@collegedesbernardins.fr Plus d’infos sur le séminaire ici.
Autour du feu, voyageurs et pirates se racontent leurs souvenirs, leurs rêves, leurs batailles. D’une langue à l’autre, de récit en récit se font entendre le grondement de la tempête et le bruissement des feuilles, les sirènes menaçantes et les danses endiablées, le choc des sabres et le chant des oiseaux. Jusqu’à l’aube se dessinent mille et un chemins de cette île imaginaire mais pourtant bien réelle.
« A l’occasion de la rencontre, Frédérique Menant reviendra sur le processus de création des films projetés et présentera des étapes de son projet en cours d’élaboration La part du temps . Nous découvrirons comment la cinéaste cherche à élaborer des dispositifs techniques et esthétiques conformes à ses projets pour saisir de quelle manière se nouent enjeux esthétiques et question de méthode. Nous explorerons notamment avec elle comment ses rencontres avec les collectifs de l’Etna et de l’Abominable lui ont ouvert le champ du travail en pellicule, transformant son rapport à la fabrication des images et des sons en une approche plus sensible et plus intime pour recomposer le réel. » Sabrina Malek
14h30 La métamorphose d’Agnès Sorel – HD / 5mn Mue(s) – 16 mm /10mn Le jardin – 16 mm sur vidéo / 15mn Agua de Vinagre – 16mm sur 35 mm / 40 mn
16h Discussion et projection de Gymnastes et d’extraits du film en cours La part du temps
Espace municipal Jean Vilar 1 rue Paul Signac 94110 Arcueil RER B Arcueil Cachan
Depuis 2024, une démarche d’inscription à l’inventaire national du Patrimoine Culturel Immatériel des pratiques et savoir-faire du cinéma argentique a été initiée en France. Le processus, qui aboutira à la rédaction d’une fiche d’inventaire, est co-porté par le Centre National du Cinéma, l’association L’Abominable et Gilles Chétanian pour le Club des Collectionneurs du Cinématographe et est soutenu par le ministère de la Culture et le département de la Seine-Saint-Denis.
Le projet cherche d’une part à faire un état des lieux des pratiques et des savoir-faire tels qu’ils se vivent aujourd’hui sur toute la chaine du photochimique (de la prise de vue à la projection, des laboratoires à la conservation) et d’autre part à proposer un ensemble de mesures de sauvegarde pour assurer la pérennité du format argentique dans les années qui viennent.
Le travail fait à L’Abominable en lien avec les institutions sur ce projet vient compléter le travail accompli au jour le jour dans le réseau filmlabs avec les projets Spectral ou REMI, les workshops organisés sur tous nos continents, nos échanges lors des rencontres internationales des labos, etc. – avec toujours en ligne de mire, la pérennité de nos pratiques pour la création. La dimension collaborative des projets d’inscriptions, ainsi que leur mise en avant d’un patrimoine vivant et transmis rencontre tout un ensemble de questions qui sont au cœur des laboratoires partagés.
Amorcée en France autour d’entretiens avec des praticiennes et praticiens de la pellicule, la démarche est participative et veut mettre autour de la table secteur commercial et non-commercial, industrie et artisanat, techniciens et artistes, professionnels et amateurs afin de mesurer les difficultés et les solutions communes aux différentes pratiques.
Ainsi toutes celles et ceux qui sont amenées à toucher de la pellicule aujourd’hui ont une place dans cette enquête que vous soyez assistante cheffe opératrice, archiviste, artiste, projectionniste, enseignante, etc.
Étant donné le caractère mondial de ces pratiques et savoir-faire, la logique voudrait qu’ils puissent être inscrits à la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO en tant que pratiques internationales. Pour cela, l’UNESCO demande qu’une ou plusieurs inscriptions nationales soient déjà réalisées. Afin d’atteindre un jour cet objectif, il faudrait donc que d’autres personnes dans d’autres pays que la France puissent mener une démarche parallèle, en parlant avec celles et ceux qui travaillent en argentique aujourd’hui et en se rapprochant des institutions qui peuvent proposer une inscription. Si cette démarche peut vous intéresser, n’hésitez pas à entrer en contact avec nous si vous souhaitez échanger à ce sujet.
Pour ce qui est de l’état des lieux en France, le projet a généré beaucoup d’énergie ces derniers mois avec l’organisation d’un groupe de travail au sein de L’Abominable. On a ainsi pu rencontrer une grande partie des personnes s’intéressant à ces questions et notamment faire le tour des laboratoires partagés à Marseille, Rennes, Nantes ou Paris. L’inscription est maintenant bien lancée et est imaginée une reconnaissance officielle des pratiques et savoir-faire argentiques en tant que patrimoine culturel immatériel pour fin 2026.
En plus de ces entretiens menés, nous avons eu l’envie de proposer la collecte d’informations plus larges qui permettrons à toutes et tous de pouvoir faire part de leurs expériences et donner au projet un volet plus quantitatif, à travers un questionnaire partagé sur toute la chaîne de l’argentique.
Si vous êtes en France, nous vous invitons donc à remplir l’un de ces deux questionnaires :
Ainsi vous pouvez remplir pour vous et pour votre lieu, association, entreprise.
Ce questionnaire à vocation à circuler le plus largement possible (labo ou non), partagez-le avec les membres de vos labos, avec vos ami-e-s, avec vos collègues !
Nous savons que la notion de patrimoine culturel immatériel est peu connue et peut susciter de la curiosité et des questions. Dans le cadre de cette démarche participative il est important que tout le monde puisse se sentir à l’aise avec cette notion et la mobiliser au service de leurs projets dans la perspective d’une continuité et d’une évolution des pratiques argentiques.
Ainsi, nous vous invitons à une visio d’information (en français) sur le projet d’inscription au printemps 2026 en présence de membres du groupe de travail de l’Abominable, de la direction du Patrimoine du CNC, du ministère de la Culture et du département de la Seine-Saint-Denis.
Si le projet vous intéresse plus précisément et que vous voulez être tenu-e au courant, ou nous poser des questions sur la possibilité d’inscription à l’international, n’hésitez pas à nous écrire par ici : emmanuel@l-abominable.org
A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, découvrez les entrailles du bâtiment ‘Série’ du site ÉCLAIR en compagnie de l’association L’Abominable. Ce bâtiment, inauguré au début des années 1990 était destiné à la production en grand nombre de copies de films argentiques 35mm pour alimenter les cinémas de tout le pays. Une usine à images qui s’est tue en 2015 lorsque la société ÉCLAIR a fermé le site suite au passage à la projection numérique. Une chance de voir la machinerie impressionnante qui gît encore au cœur du bâtiment et d’avoir un aperçu de la façon dont se fabriquaient les films en pellicule.
Visites par groupes de 15 personnes à 14h, 15h30 et 17h. Entrée par le portail du 3 Chemin des anciens prés, 93800 Epinay-sur-Seine Inscription obligatoire au préalable : écrire à l’adresse contact@navireargo.org
J’ai marché jusqu’ici poursuit sa route. Après être passé.e.s par L’Écran à Saint-Denis, Le Méliès à Montreuil, la grange de la Saillante, le Café du quai à Billom, la clinique de La Borde et les États généraux du film documentaire à Lussas fin août, nous avons le plaisir de vous inviter le mardi 23/09 à 15h au Pôle Musical d’Orgemont à Épinay-sur-Seine.
J’ai marché jusqu’iciest issu d’une réalisation collective mise en chantier par Élisa Le Briand et Yoana Urruzola – association Tard la nuit – en collaboration avec le laboratoire cinématographique partagé L’Abominable. Cet atelier itinérant s’est déroulé pendant 4 ans avec des adhérent.e.s et participant.e.s, des animateurs et animatrices des Groupes d’Entraide Mutuelle de Saint-Denis, Montreuil et Épinay-sur-Seine, du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale de Stains et de la Trame à Saint-Denis.
Commencé en 2020 le film s’est construit un pied après l’autre, d’ateliers en séjours, ici et ailleurs. Il dessine chemin faisant un territoire et les contours d’une fabrication commune.
Mardi 23 septembre 2025 à 15h – Entrée libre Pôle Musical d’Orgemont 1 rue de la Tête Saint-Médard 93800 Epinay-sur-Seine Environ 10 min à pied depuis l’arrêt Épinay-sur-Seine des Tram 11, RER C, Bus 237 et de l’arrêt Épinay-Orgemont du Tram 8
La projection sera suivie d’une discussion avec des membres de l’équipe du film et d’un moment convivial. Elle est co-organisée par l’association Tard la nuit, le GEM Le Rebond et l’association L’Abominable.
Voici quelques nouvelles en images du Navire Argo en ce début d’été. Depuis mars, le chantier bat son plein et ce qu’on a imaginé depuis trois ans commence enfin à se matérialiser. Vous verrez — plus bas dans le corps de ce message — combien ça avance… mais qu’il y a encore un peu de boulot !
Alors que se construit le Navire, nous avons une pensée toute particulière pour deux personnes qui ont traversé de leur présence lumineuse l’histoire de L’Abominable. David Dudouit, cinéaste disparu en 2015 et Christophe Goulard, parti il y a tout juste deux ans, avec qui nous avons mené pendant deux décennies mille projets autour de l’outil technique du labo. Pour garder vivante leur mémoire, nous vous invitons à découvrir leur travail à travers deux nouvelles pages de notre site internet. Celle de Christophe inclut les archives en source libre de ses projets techniques les plus emblématiques.
L’automne venu, le dimanche 21 septembre, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, nous vous invitons à une visite un peu spéciale où nous serions très heureux de vous retrouver !
Bel été à vous.
L’équipe de l’Abominable
In memoriam Christophe Goulard et David Dudouit
Si notre tristesse est infinie, penser à Christophe et David en partageant ce qu’ils étaient et les traces tangibles de ce qu’ils ont fabriqué et apporté au L’Abo pendant toutes ces années, est une manière chaleureuse de poursuivre, avec eux, la route.
Sur la page consacrée à Christophe, nous partageons les fichiers sources de nombreux projets au service des cinéastes laborantins qui ont agité cet infatigable inventeur pendant de nombreuses années : spires de développement, moteurs de caméras Éclair ACL et Bolex, accessoires pour la projection film, qu’elles aient été définitivement abouties ou constituent autant de projets à poursuivre.
Sa page renvoie également vers deux vidéos réalisées par Zsolt Boros à l’occasion des conférences sur les caméras Bolex qu’il avait données à l’invitation de l’association Braquage en 2019, que nous venons tout juste de mettre en ligne (1 & 2).
Nous pensons fort à eux!
C’est le chantier !
Journées européennes du Patrimoine Dimanche 21 septembre 2025
Découvrez les entrailles du bâtiment ‘Série’ du site ÉCLAIR en compagnie de l’association L’Abominable. Ce bâtiment, inauguré au début des années 1990, était destiné à la production en grand nombre de copies de films argentiques 35mm pour alimenter les cinémas de tout le pays. Une usine à images qui s’est tue en 2015 lorsque la société ÉCLAIR a fermé le site suite au passage à la projection numérique. C’est peut-être la dernière chance de voir la machinerie impressionnante qui gît encore au cœur du bâtiment et d’avoir un aperçu de comment se fabriquaient des films en pellicule.
Visites par groupes de 15 personnes à 14h, 15h30 et 17h. Entrée par le portail du Chemin des anciens prés. Inscription obligatoire au préalable : écrire à l’adresse contact@navireargo.org
Saturnal, une séance de cinéma argentique et cosmique
À l’occasion de la Nuit blanche Séances à 18h30 et 20h30
« On y voit des étoiles qui remplacent leurs beaux cerfs par des sangliers. »
À l’occasion de la Nuit Blanche 2025, L’Abominable propose une séance de films de Gaëlle Rouard, projetés en pellicule par l’artiste.
Cinéaste, Gaëlle Rouard développe une approche expérimentale du film, de sa conception à la projection. Elle en travaille les propriétés plastiques, combinant qualité de la lumière, nature de la pellicule et manière de développer. Elle cherche non pas à restituer ce que la caméra enregistre mais à traduire les types d’émotion liés à la vision. En outre, la projection, qu’elle envisage comme une pratique d’improvisation et d’interprétation aussi libre que possible, est pour elle l’occasion de retrouver les fondements de l’illusion cinématographique. La sélection proposée de ses films permettra d’apprécier la magie qui émerge des gammes chromatiques et des contrastes sur lesquels elle travaille, de son approche de la relation de l’image au son et de la fragilité du dispositif de projection qu’elle met en œuvre.
« Hardis cavaliers, venez, vous dont l’œil étincelle, Pour entendre une histoire encore On y voit des étoiles qui remplacent Leurs beaux cerfs par des sangliers. Mais l’amour a bien des mystères, Il en est que parfois embrassent Les beaux cerfs dans l’ombre par milliers. »
La séance sera projetée deux fois : à 18h30 et à 20h30
Les films :
Holly Rotors – 2006, coul., 16mm, 8min, sonore
Zooscopie – 2012, coul., 16mm, 15min, sonore
Beira Douro – 2024, nb, 16mm, 20min, sonore
Saturnal – 2024, coul., 35mm, 10 min, sonore
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Lieu : L’Abominable site Eclair – Bâtiment Série 8 avenue de Lattre de Tassigny Epinay-sur-Seine
Accès : Tram 8, arrêt Lacépède Transilien H, gare d’Epinay-Villetaneuse RER C, gare d’Epinay-sur-Seine
Avec le soutien de la Métropole du Grand Paris et du réseau Actes If.
C’est avec enthousiasme que nous vous annonçons la projection en 35 mm de Step Across the Border, de Nicolas Humbert et Werner Penzel, le 20 février à 20h au cinéma du Panthéon à Paris, en présence de Nicolas Humbert.
Cette séance est organisée par Alice Leroy dans le cadre du ciné-club des Cahiers du cinéma, et avec le soutien de Documentaire sur Grand Ecran. Elle est l’occasion de célébrer le lancement des travaux de réhabilitation du Navire Argo dans les anciens laboratoires Éclair. En effet, à ce jour, après 2 ans de travail et grâce à des financements publics et des dons privés, nous pouvons enfin lancer le chantier !
Associant à notre laboratoire cinématographique une salle de projection publique équipée pour montrer les films sur leurs supports originaux, le Navire Argo commence peu à peu à constituer une collection de copies argentiques. Nicolas Humbert est l’un des premiers cinéastes à offrir une copie de son film au Navire Argo, et cette séance est l’occasion de le remercier et d’annoncer l’ouverture de notre future collection aux dons et dépôts de copies films.
Selon nous, rien ne peut remplacer l’émerveillement singulier que constitue la projection d’une copie film. Continuer à être capable de projeter des films sur leur support d’origine, ce n’est pas un luxe, c’est une continuité nécessaire. Pour constituer la collection du Navire Argo, nous faisons appel aux archives, collectionneurs, cinéastes et distributeurs qui sont prêts à nous confier des copies de films, courts et long métrages, récents ou du passé, que nous conserverons dans les meilleures conditions (salle dédiée avec température et humidité contrôlées), en échange de pouvoir les projeter au public dans notre salle.
Si vous souhaitez contribuer d’une manière ou d’une autre à cette aventure, en déposant des copies ou en nous aidant à en trouver, nous serons ravis d’en discuter à l’occasion de cette séance, et n’hésitez pas à nous écrire àcontact@navireargo.org
Et pour en savoir plus sur les enjeux actuels de la conservation et de la circulation des copies argentiques, continuez de lire les Cahiers du Cinéma. Enquête en cours!
D’autres projections des films de Nicolas Humbert sont prévues, en sa présence : – 21 février à Poitiers : Step Across the Border à 20h30 au cinéma Le Dietrich, dans le cadre du Festival Filmer le Travail. Projection en 35mm également. – 24 février au cinéma l’Archipel, à Paris à 20h : Vagabonding images suivi de Floating islands
STEP ACROSS THE BORDER
Nicolas Humbert, Werner Penzel
Suisse, Allemagne / 1990 / 90 min / 35 mm
De 1988 à 1990, les réalisateurs ont suivi l’artiste Fred Frith de répétitions en concerts, d’interviews en moments de solitude. Le film, épousant la forme improvisée de la musique de Fred Frith. est décrit par ses réalisateurs comme a « ninety minutes celluloid improvisation » : quatre-vingt-dix minutes d’improvisation sur celluloïd.
La Cinémathèque française invite L’Abominable dans le cadre de sa programmation « Fenêtre sur les collections ». Deux séances présentées par Delphine Voiry-Humbert, en présence des cinéastes.
Jeudi 22 novembre – 18h et 20h, Salle Jean Epstein La Cinémathèque française 51 rue de Bercy. 75012 Paris
Depuis deux ans, l’association L’Abominable travaille à l’ouverture d’un nouveau lieu sur le site des anciens laboratoires Éclair d’Épinaysur- Seine : le Navire Argo. Associant un laboratoire cinématographique partagé et une salle de projection publique équipée pour montrer les films sur leurs supports originaux, le Navire Argo sera un lieu de création, de projection et de transmission des savoirfaire du cinéma argentique. Cette séance est l’occasion de mettre en lumière deux films de cinéastes de L’Abominable dont les copies sont déposées dans les collections de la Cinémathèque française.
Des prisonniers d’une geôle d’un État fasciste imaginaire, la Molussie, se transmettent des histoires à propos du dehors, comme autant de fables à portée philosophique.
Camilo Restrepo France-Colombie-Brésil / 2020 / 70 min / 35mm
Avec Luis Felipe « Pinky » Lozano, Fernando Úsaga Higuita.
Pinky a pris la fuite. Il vient de se libérer de l’emprise d’une secte religieuse. Fraîchement débarqué à Medellin, il se trouve un abri de fortune et un petit boulot dans une fabrique de T-shirts. Mais alors qu’il tente de reconstruire sa vie et de réintégrer la société, il est bientôt rattrapé par des réminiscences violentes du passé.