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Los Plateados

de Mariya Nikiforova & Martín Molina

16mm sur vidéo, n&b, son, 11’, 2021

La Bestia est un train qui transporte des marchandises à travers le Mexique ; il est également emprunté par les migrants qui souhaitent atteindre la frontière étatsunienne. Los Plateados («les argentés») étaient un groupe de hors-la-loi au XIXe siècle. Ce film explore les frontières invisibles et les rituels quotidiens.

Portes ouvertes : de L’Abominable au Navire Argo

Du 9 au 11 juillet 2021

Dans ses locaux à La Courneuve depuis dix ans, L’Abominable se voit contraint de déménager à l’été 2022. Pour ouvrir, peut-être pour la dernière fois, ce lieu aux spectateurs et spectatrices, L’Abominable organise des portes ouvertes le week-end du 9 juillet : performance, projection en 35mm, tables rondes et visites du labo sont au programme.

On y discutera cinéma, film argentique, luttes pour les espaces culturels, et du projet du nouveau lieu de L’Abominable, le Navire Argo qui associerait un laboratoire à une salle de cinéma dédiée à l’argentique. On pourra y découvrir un laboratoire complet de cinéma, du développement des originaux à la projection en passant par le tirage de copies et le sous-titrage. Le soir, on y verra des films en plein air, à la tombée de la nuit.

Pour soutenir notre projet du Navire Argo, comme l’on déjà fait plus d’un millier de personnes et de structures n’hésitez pas à signer et à faire signer l’appel à soutien qui se trouve sur le site internet http://navireargo.org. 

Pour des raisons sanitaires, les visites se feront par petits groupes et l’accueil se fera à l’extérieur, dans la cour.

 

PROGRAMME

Vendredi 9 juillet
20h : Ouverture des portes
22h : Projection-performance 16mm de l’Atelier d’Archives Haroun Tazieff, à partir des rushes tournés sur le volcan éthiopien l’Erta Ale

Samedi 10 juillet
À partir de 14h : visites du laboratoire
17h : Présentation publique du Navire Argo : un lieu à bâtir pour le cinéma argentique
22h : Avant-première française, en 35mm, de Los Conductos de Camilo Restrepo

Dimanche 11 juillet
À partir de 14h : visites du laboratoire
17h : Sels d’argent contre mètres carrés – les lieux de cinéma face au foncier. Discussion publique avec MTK, MIRE, le Polygone Étoilé, le Gran Lux, le Cinéma Nova, le Vidéodrome 2, et le Cinéma la clef revival

Entrée libre, restauration sur place le samedi soir.

 


Atelier d’Archives Haroun Tazieff

Vendredi 9 à 22h

Sur l’Erta Ale avec l’Atelier d’Archives Haroun Tazieff

Il y a 7 ans, Frédéric Lavachery, un des enfants du volcanologue et cinéaste Haroun Tazieff récupérait de la poubelle du CNRS des centaines de boîtes remplies de films 16 mm, tournés par son père et ses équipiers sur différents volcans du globe durant la seconde moitié du XXème siècle. Ces boîtes contiennent surtout les traces de fabrications de films : des collections de rushes, des copies de travail, des essais de montages, des chutes… Après avoir vu quelques-unes de ces magnifiques images, nous avons eu envie d’explorer plus en profondeur cette poubelle et nous avons créé l’Atelier d’Archives Haroun Tazieff (AAHT) dans le but d’étudier, de restaurer, d’archiver, et de rendre visible les documents filmiques de ces expéditions.

Les équipes des expéditions Tazieff étaient composées de spécialistes (chimistes, sismologues, géologues, etc.) qui arpentaient les volcans en activité et s’approchaient au plus près des cratères, de la lave et des exhalaisons gazeuses, pour effectuer des relevés et des mesures. Ils tentaient de percer les mystères de ce feu sorti des entrailles de la terre. Les découvertes de ces scientifiques naissaient d’un corps à corps intense avec les volcans. Pendant une quarantaine d’années, ces équipes embarqueront caméras 16mm et caméramans avec eux (le peintre-alpiniste-porteur-cuisinier Pierre Bichet, l’opérateur Daniel Cavillon) pour documenter leur travail, leur quotidien, filmer les habitants des volcans et ces phénomènes telluriques aussi fabuleux que terrifiants.

L’AAHT collabore avec différents laboratoires artisanaux de création cinématographique. Dans ces lieux subsistent le matériel et le savoir-faire spécifique nécessaire à la manipulation de la pellicule. C’est aussi une manière de partager ce trésor avec d’autres. Lors de chaque session de travail dans un laboratoire, nous nous concentrons sur un volcan ou une zone géographique particulière. Nous effectuons collectivement, avec les membres des laboratoires qui le désirent, un travail de restauration, d’archivage et de création en cherchant des manières de montrer ces films.

A L’Abominable nous travaillerons sur l’Erta Ale, « la montagne qui fume ». Ce volcan est situé en Ethiopie dans la vallée du Grand Rift africain. Dans une faille située en dessous du niveau de la mer (donc dans un océan en formation sans eau…), zone désertique très chaude et plutôt inhospitalière, existe cet immense volcan où demeurent deux lacs de lave permanent.

Après une semaine de résidence sur un travail d’archivage et de création à L’Abominable, sera donnée une projection performative ouverte au public le vendredi soir à la nuit tombée.

 


Samedi 10 à 17h

Présentation du Navire Argo – un lieu à bâtir pour le cinéma argentique

Festivals, cinémathèques, lieux de pratique, de formation et de diffusion du cinéma, chercheurs, universitaires, cinéastes et professionnels soutiennent aujourd’hui largement notre projet d’un lieu qui rende visible les enjeux d’aujourd’hui et de demain autour du support film, et associe création et transmission d’un patrimoine matériel et immatériel. 

Nous reviendrons sur le projet d’un tel lieu et sur les perspectives concrètes de sa réalisation.

Cette présentation donnera lieu à plusieurs interventions de personnalités et de professionnels appuyant le projet du Navire Argo, ainsi que de lieux existants partageant la philosophie et ayant des traits communs avec le lieu que nous désirons bâtir. Cette présentation à plusieurs voix ouvrira sur une discussion avec le public.

 


Los Conductos de Camillo Restrepo, 2020

Samedi 10 à 22h

LOS CONDUCTOS de Camilo Restrepo

16mm sur 35mm, couleur, 1,37, son Dolby SR, 70’, 2020

Los Conductos raconte l’histoire de Pinky, un jeune homme qui vient tout juste d’échapper d’une secte religieuse après avoir pris conscience de la manipulation mentale dont il était l’objet. C’est un acte particulièrement violent commis au sein de la secte, auquel Pinky a assisté par hasard, qui a provoqué son éveil. Comme de nombreuses sectes, celle-ci accommodait la foi en Dieu avec des affaires illégales et criminelles. Ce fait lui a révélé sa participation involontaire dans une série de délits et de crimes, commis au nom de la foi, et d’une supposée justice divine.

Pinky, émancipé dans des circonstances qui se dévoilent progressivement, traverse les premiers jours de l’effondrement de la construction morale et religieuse sur laquelle il avait bâti sa vie d’adulte. Se sachant trompé par sa propre foi, il questionne tout, mû par la méfiance qui vient de naître en lui.

Cinéaste de L’Abominable, Camillo Restrepo poursuit son travail de cinéaste sur pellicule depuis de nombreuses années. Après Impression de una guerra (2015) et Cilaos (2017) tous deux Leopard d’argent au festival de Locarno, Los Conductos, prix du meilleur premier film à la Berlinale, est son premier long-métrage. 

Film présenté sur copie 35mm neuve en avant-première.

Site du cinéasteLos Conductos (Berlinale Encounters 2020)


Dimanche 11 à 17h

Table ronde «  Sels d’argent contre mètres carrés – les lieux de cinéma face au foncier »

Cette table-ronde proposera un tour d’horizon de plusieurs cinémas alternatifs et collectifs de cinéastes qui ont su trouver des solutions pour pérenniser leurs espaces ou qui luttent aujourd’hui pour sauver leurs murs. Par une mise en commun de nos stratégies pour résister contre la précarisation de nos lieux, nous essayerons d’apprendre des échecs et des réussites passés pour mieux se projeter vers l’avenir.

Cette discussion regroupera des membres du Cinéma Nova – salle de cinéma et collection film, Bruxelles, du Dispel & l’Atelier MTK – laboratoire de cinéaste,  Grenoble, du Gran Lux – salle de cinéma, laboratoire et collection film, Saint-Etienne, de La Clef Revival – salle de cinéma, Paris, du Polygone Etoilé – salle de cinéma et collectif de cinéastes, Marseille et de Mire – programmation et laboratoire, Nantes.

 


Informations pratiques

Association L’Abominable 
30, rue de Genève
93120 La Courneuve 
http://www.l-abominable.org
http://www.navireargo.org

Accès : RER B La Courneuve-Aubervilliers


Les projections et discussions ont lieu en plein air.

Un usage de la mer

de Fabrizio Polpettini

Super 8 et 16mm sur 16mm, couleur et n&b, son opt., 52’, 2021

Dans ce carnet de voyage librement autobiographique, une série de rencontres aléatoires révèlent les traces laissées par des événements ą moitié oubliés qui ont façonné, d’une manière ou d’une autre, l’histoire de la Méditerranée.

J’ai grandi dans une petite ville côtière du nord de l’Italie. La mer Méditerranée était, depuis mon plus jeune âge, le spectacle le plus familier. À l’âge de six ans, j’avais déjà appris à ramasser les oursins à mains nues, sans me piquer.

Ces dernières années, j’ai été surpris et attristé par l’image que certains politiciens sans
imagination ont voulu donner coller à la Méditerranée : une frontière qui divise, dont les rives seraient habitées par des peuples hostiles.

Par une froide soirée d’automne à Lausanne, il y a quelques années, une rencontre fortuite m’a mis sur la piste d’une quête méditerranéenne, dans laquelle j’ai été accompagné par deux amis cinéastes : Roman de Locarno en Suisse, et Amir de Constantine en Algérie. Ce que nous pensions être une errance dans l’espace s’est avéré être surtout un voyage dans le temps.

Chaque endroit que nous avons visité nous a ouvert une fenêtre sur l’Histoire de cette mer qui a été continuellement agitée par des alliances et des querelles, autant que par les histoires rocambolesques de pirates et renégats.

C’était de ce genre de méchants romantiques dont je rêvais, à l’âge de six ans, en ramassant des oursins.

“absences” et “Après les nuages” à La Parole errante demain, ce samedi 12 juin

A La Parole errante demain, ce samedi 12 juin on aura la chance de voir une projection en pellicule de deux films passés par le labo : “absences” et “Après les nuages” – tous les deux tournés à Bure dans le contexte de la lutte qui s’y mène contre le projet d’un site d’enfouissement des déchets nucléaires.

absences

16mm, n&b, son opt., 5’, 2018

absence ab.sɑ̃s féminin
1) Le fait d’être absent.
2) Défaut de présence à une réunion, à une assignation, à un appel.
3) (Psychologie) Arrêt momentané de la conscience, symptôme de l’épilepsie.
4) (Pluriel) Film réalisé à Bure, en Meuse, à propos d’un projet d’enfouissement des déchets nucléaires.

Après les nuages

Les Scotcheuses

super 8, couleur, son num., 45’, 2020

Après les nuages est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant. L’histoire a été écrite à plein, avec ce qu’on connaît d’ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour contrer ces schémas morbides et biocides et habiter les zones menacées.

Navigators

de Noah Teichner

16mm et 35mm sur vidéo, n&b et couleur, son, 85’, 2021

Décembre 1919. Alexander Berkman et Emma Goldman sont expulsés des États-Unis en Russie soviétique aux côtés de 247 autres anarchistes et radicaux. Débute un long voyage transatlantique au bord du Buford, le même paquebot qui deviendra, quelques années plus tard, le décor de La Croisière du Navigator de Buster Keaton. À l’aide de techniques photochimiques et d’archives inédites, Navigators transforme cette comédie burlesque en un document retraçant un exil.

Le Navire Argo passe le cap des 1 000 soutiens!

(english below)

Le Navire Argo passe le cap des 1 000 soutiens!

Lancé il y a quelques semaines, le projet de nouveau lieu pérenne de l’association l’Abominable, Le Navire Argo, a recueilli plus de mille signatures venant d’horizons multiples : cinéastes, artistes, producteurs et productrices, universitaires, associations de professionnel-le-s du cinéma, laboratoires partagés, festivals, cinémathèques, et ce de toute la France, d’Europe mais aussi d’au-delà des océans. Cliquez ici pour voir les listes complètes des personnes et des structures qui ont signé et grand merci à tous ceux qui l’ont déjà fait !

Ce n’est que le début du voyage et nous vous invitons à continuer à signer et à faire signer cet appel autour de vous.

Aujourd’hui, la situation reste inchangée. Le laboratoire de l’Abominable doit quitter son atelier dans les anciennes cuisines de la ville de La Courneuve à l’été 2022. Nous cherchons donc à créer un lieu pérenne en Ile-de-France dédié au cinéma argentique : un Navire pour poser nos machines, ouvrir une salle de projection publique afin que la création contemporaine et la projection de films de patrimoine en argentique puissent encore exister et se développer en France aujourd’hui.

Toutes les facettes et les détails de ce nouveau projet sont à trouver sur le site du Navire Argo.

Réservez la date : le week end du 10 et 11 juillet, nous vous convions à un grand événement festif au cours duquel nous présenterons le projet en détail et où vous pourrez visiter les locaux actuels. Plus d’info à suivre à ce propos.

Face à l’urgence de ne pas voir le savoir-faire et les machines de L’Abominable disparaître après vingt-cinq années de travail, nous avons besoin du soutien et des idées de toutes et tous !

Que vogue le Navire !


Navire Argo now has 1,000 supporters!

The call for support we launched a few weeks ago for Navire Argo — our project to create a new space for the non-profit L’Abominable — has already gathered over 1,000 signatures. A diverse list of filmmakers, artists, producers, professors, film industry professional organizations, artist-run film labs, festivals, and cinematheques from all over the world have already pledged their support. You can click here to see the complete list of individuals and institutions who support our project. Many thanks to all those who have already signed!

We are still at the beginning of our journey. If you have not already done so, we invite you to sign the call for support and to help us to spread the word about our project!

Our situation currently remains the same. L’Abominable must leave its premises in La Courneuve in the summer of 2022. Our goal is to find a permanent space in the Paris region to set up our machines, to create a screening room open to the public, and to promote both analog filmmaking and projection in France today.

All the details about our project can be found on the Navire Agro website.

Save the date. Between the 10th and 11th of July, we invite you to an event at l’Abominable. We will present the Navire Argo and you will be able to visit our current space. More information to come soon.

Our situation is critical. We need your help and your ideas in order to preserve all the equipment and knowledge we have acquired over the last twenty-five years.

The ship sails on!

Un Castillo en España

de Max Belmessieri

Super 8 sur vidéo, couleur, son, 19’, 2021

Carlota Cortés, une photographe devenue solitaire après un deuil douloureux, ne parvient pas à honorer un reportage de commande sur les châteaux espagnols. Malgré le temps écoulé, elle reste obsédée par « son homme », disparu quelques mois plus tôt dans des circonstances qui ne seront pas révélées. Elle est en particulier agacée par le souvenir d’une certaine Tina Tickey, mystérieux personnage érotique dont il aimait parler.
Au cours du voyage, devant les paysages désertiques qui s’offrent à son regard, la confusion mentale de Carlota s’accroit et, peu à peu, elle se perd, parfois avec humour, dans diverses élucubrations sur la nécessité de photographier, le sens de la propriété, ou la constitution de la matière. Petit à petit, ces questionnements l’amenant à observer les roches, le sable et la poussière, elle finit par trouver dans les scories du désert (les trous, les bosses, les contours) des figures symboliques de « son homme », ses photographies leur donnant le sens qu’elle veut y voir.
Son esprit surchauffé échafaude alors une hypothèse: le magma informe qui enrobe les images, une entité aussi indestructible que la mémoire de la chair, peut-il faire surgir des profondeurs de l’univers les atomes et la voix de son cher disparu ?
La rencontre fortuite avec la vraie Tina Tickey lui permet de trouver une première réponse à cette question.

La nuit aveugle

de Emmanuel Piton

Super 8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 11’, 2020

Un homme semble suivre une quête qui n’a pas tout à fait trouvé sa raison d’être. Des fragments surgissent de sa mémoire comme pour échapper à l’appel des ombres.

A Lua Platz au cinéma La clef revival

Venez soutenir le dernier cinéma associatif de Paris avec un beau film passé par L’Abominable.

MERCREDI 26 MAI à 17h30

A Lua Platz (Prendre Place)
de Jérémy Gravayat
HD, 16mm et Super-8 sur video, n&b et couleur, son, 97’, 2018


La Courneuve, 1966, 1972, 2013, 2018, demain… Entre deux autoroutes qui ne cessent de bourdonner, des exilés tentent de se poser. Chassés de leurs bidonvilles, de leurs tentes igloo, des chantiers sur lesquels ils essayent de récupérer un peu de fer pour le revendre à 8 centimes le kilo, ils errent.
Aux marges d’une banlieue parisienne en grande mutation, quelques familles roumaines cherchent des lieux où vivre. Depuis le village quitté, le bidonville rasé, les maisons occupées, leurs trajectoires retissent une histoire commune, faite de solidarité autant que de relégation.

Ce film à été accueilli en résidence à L’Abominable en 2013 et 2014 et à donné lieu à la réalisation et publication du livre-journal Atlas : Histoires de l’Habiter – 1950-2015.

En présence du réalisateur

Infos pratiques
Ouverture des portes de La clef revival à 17h30
Lancement de la séance à 18h00
34, rue Daubenton – Paris 5ème
Prix libre

Appel à soutien / Call for support : Navire Argo


(English below)

L’association L’Abominable se retrouve de nouveau dans une situation difficile.

Les locaux actuels — le sous-sol d’une école primaire mis à disposition par la Ville de La Courneuve depuis 2011 — doivent être démolis à l’été 2022 pour engager la réhabilitation complète de l’école. Ce n’est pas tant une surprise, puisque nous savions depuis toujours qu’il s’agissait d’une mise à disposition temporaire, mais le calendrier s’est accéléré. 

Du coup, nous sommes en discussion depuis un an avec la Ville avec l’idée de nous trouver un lieu pérenne pour la suite, comme il était envisagé dès le départ. Malheureusement, il n’est pas évident qu’une solution concrète puisse être trouvée à La Courneuve. Tout en continuant le dialogue avec la Ville, le calendrier nous contraint à chercher également ailleurs.

Face à l’urgence, nous avons monté le site internet navireargo.org qui expose le projet de lieu où nous reprendrions ce que nous avons progressivement bâti depuis 1996 à Asnières, puis à La Courneuve. Dans ce Navire Argo, nous souhaitons combiner le laboratoire et une salle de projection, comme c’est le cas actuellement, mais dans un lieu pérenne qui représenterait l’aboutissement de cette aventure au long cours. Cette fois, la salle de projection aurait une dimension publique, et son identité serait la projection du film argentique.

Découvrez tout le projet et ses enjeux sur le site, et aidez nous en signant l’appel à soutien qui s’y trouve et en relayant ce message autour de vous.

Pour que le Navire Argo voie le jour, il nous faut trouver un lieu d’ici 2022.


The artist-run film lab L’Abominable once again finds itself in a difficult situation.
 
The current space, located under an elementary school, was put at our disposal by the city of La Courneuve in 2011. As part of a plan to renovate the school, the building is currently planned for demolition in the summer of 2022. Although this doesn’t come entirely as a surprise — we always knew the situation was temporary — the demolition date is arriving sooner than we had thought.
 
Over the last year, we have been in dialogue with the La Courneuve municipal government with the goal of trying to find a permanent space for the lab, which was the original plan when we first arrived here. All while staying in touch with La Courneuve officials, we are obliged to also start looking elsewhere.
 
That is why we have put together the website navireargo.org, which lays out our project for a space that would build on the lab we have run since 1996, first in Asnières and later in La Courneuve. Navire Argo would be both a lab and a screening room, as it is already the case at L’Abominable, albeit in a permanent space that would represent the culmination of all our work over the years. This new screening room, which would be dedicated to the projection of photochemical film, would now be open to the public.
 
Learn more about the project — and what’s at stake — on the website and help us by signing the petition and sharing this message.
 
In order for Navire Argo to see the light of day, we need to find a space between now and 2022.