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Les films du dés-apparaître #3 – … Dans sa toile est un lac

Oscar Hache

Super 8 sur 16mm, n&b, sil, 7’

Les films du dés-apparaître est un recueil de films proposant une descente vers les profondeurs des spécificités techniques du film (la pellicule).

Grain, négatif/positif, mouvement/fixité, continu/discontinu et autres oppositions constitutives y sont démembrées de façon tant progressive que répétitive.

#3 – … Dans sa toile est un lac est la troisième étape du démembrement.

Her name was Europa

Anja Dornieden & Juan David González Monroy

16mm, n&b, son opt., 76’, 2020

L’auroch est le nom d’un ancêtre sauvage du bœuf moderne. L’auroch a pour particularité d’être le premier cas jamais documenté d’extinction d’une espèce. Le dernier auroch sauvage connu est mort en 1627 dans la forêt de Jaktorow, en Pologne. On considère que c’est la chasse d’une part, et l’introduction du bétail domestique d’autre part, qui ont conduit au déclin, puis à la disparition de l’espèce. Ce n’est qu’au XXe siècle que sont apparues les premières tentatives de ressusciter les aurochs.

Après les nuages

Les Scotcheuses

super 8, couleur, son num., 45’, 2020

Après les nuages est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant. L’histoire a été écrite à plein, avec ce qu’on connaît d’ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour contrer ces schémas morbides et biocides et habiter les zones menacées.

Pandemic cinéma

Par ces temps pandémiques, le cinéma continue!
Venez soutenir La Clef Revival avec les Scotcheuses et découvrir Journey Through a Body au FLiMM – Festival Libre du Moyen-Métrage.


24 octobre à 15h salle Galop
25 octobre à 16h salle d’expositions

dans le cadre du FLiMM – Festival Libre du Moyen-Métrage
au DOC, 26 rue du Docteur Potain, Paris

Journey through a body
de Camille DEGEYE
16mm sur vidéo, couleur, son, 32’, 2019

Thomas, musicien suisse-allemand, est cloîtré chez lui à cause d’un pied cassé. Il erre dans son petit appartement parisien, la jambe dans le plâtre, occupé à la composition d’un nouveau morceau. Lorsque le jour se lève, une visiteuse inattendue l’attend derrière sa porte.


28 octobre à 18h (ouverture des portes à 17h30)

Cinéma La Cléf Revival, 34 rue Daubenton, Paris

Après les nuages
Le nouveau film des Scotcheuses, pensé, tourné et réalisé à Bure et dans les environs depuis 2016.
super 8, couleur, son num., 45’, 2020

Après les nuages ?
C’est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant. L’histoire a été écrite à plein, avec ce qu’on connaît d’ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour contrer ces schémas morbides et biocides et habiter les zones menacées.

Les Scotcheuses ?
Les Scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donné. Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre (il permet de comprendre le cinéma). On aime aussi le grain des images de cette caméra faite pour les films amateurs, les films de famille. Ses images sont chaleureuses.

Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certain·e·s d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les un·e·s des autres. Malgré les difficultés, on essaye de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail seraient toujours remises en question et où le savoir circulerait librement. On se réapproprie des outils pour ne pas les laisser aux mains de l’ennemi. Parce que si on a pleins d’outils et qu’on sait tou·te·s les utiliser, eh bien là, voyez-vous, on sera les plus fort·e·s. Les plus fort·e·s dans les failles et les interstices d’un monde qui vacille. Les plus fortes avec nos faiblesses. Chaque rencontre, chaque brèche est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.

Futures projections d’Après les nuages:

8 novembre – Lyon
10 novembre – Virieu-Le-grand
12 novembre – Genève, au Spoutnik


Projections à venir

Même si « les projections de nos jours ressemblent à des conférences de dentistes », nous serons ravis de vous retrouver à des séances de films passés par L’Abominable «  à l’endroit où les films déploient toute leur intensité : la salle ».


Lundi 12 octobre à 20h
au cinéma Reflet-Médicis
3 Rue Champollion, 75005 Paris
seule séance à Paris pour cette année qui s’écoule

LOS CONDUCTOS
de Camilo RESTREPO
16mm sur 35mm, couleur, 1,37, son Dolby SR, 70’, 2020

Los Conductos raconte l’histoire de Pinky, un jeune homme qui vient tout juste d’échapper d’une secte religieuse après avoir pris conscience de la manipulation mentale dont il était l’objet. C’est un acte particulièrement violent commis au sein de la secte, auquel Pinky a assisté par hasard, qui a provoqué son éveil. Comme de nombreuses sectes, celle-ci accommodait la foi en Dieu avec des affaires illégales et criminelles. Ce fait lui a révélé sa participation involontaire dans une série de délits et de crimes, commis au nom de la foi, et d’une supposée justice divine. Pinky, émancipé dans des circonstances qui se dévoilent progressivement, traverse les premiers jours de l’effondrement de la construction morale et religieuse sur laquelle il avait bâti sa vie d’adulte. Se sachant trompé par sa propre foi, il questionne tout, mû par la méfiance qui vient de naître en lui.

Le film clôturera le festival PANORAMA DU CINÉMA COLOMBIEN.

La réservation d’entrées pour la séance est disponible en ligne.

Le film a remporté le prix de la meilleure opéra prima au festival de Berlin de cette année, et a reçu un accueil favorable dans la presse. C’est désormais à Paris la prochaine épreuve de feu, avec cette séance où le cinéaste vous convoque pour recueillir vos impressions.

Le rélisateur sera donc ravi de pouvoir partager son travail avec vous à l’endroit où les films déploient toute leur intensité : la salle. Comme « l’air du temps » n’est pas très sain, le nombre de places disponibles en salle a été réduit selon le protocole sanitaire en cours, d’où l’importance de penser à réserver rapidement.


Mercredi 14 octobre
à 20h30 au Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple, 75004 Paris

À l’invitation de Light Cone, Jérôme Noetinger propose une séance de Cinéma pour l’oreille (films et pièces sonores), le mercredi 14 octobre au Luminor Hôtel de Ville (Paris IV).

REEL TO REEL
The Sound Drifts + Jérôme Noetinger
de Stefano CANAPA
35mm, n&b, sonore, 20′ 00, 2020

Diptyque composé des deux films réalisés en collaboration avec l’artiste musicien Jérôme Noetinger. Projetés l’un après l’autre, dans l’ordre inverse par rapport à la chronologie de leur fabrication, on voit d’abord l’image de ce que l’on entend (The Sound Drifts) pour ensuite faire l’expérience singulière d’écouter la même bande-son et découvrir les gestes qui ont permis de façonner celle-ci (Jérôme Noetinger), dans un portrait où l’on voit le musicien à l’œuvre.


Sortie au cinéma à partir du 14 octobre 2020

Les Equilibristes
De Perrine MICHEL
Super 8 et vidéo sur vidéo, couleur, son, 99’, 2019

On ne vient pas ici pour guérir, mais pour vivre le plus pleinement possible ses derniers jours. Ici, c’est un service de soins palliatifs. Au quotidien, des soignants font corps et s’écoutent les uns les autres, pour être au plus près des patients. En parallèle des scènes montrant une médecine pleine d’humanisme, la voix de la cinéaste se fait entendre. Elle accompagne, elle aussi, sa mère à travers la maladie. Quatre danseurs mettent en lumière la chronique de cet accompagnement.

Projection en Île-de-France en présence de la réalisatrice
14 octobre – Montreuil, Le Méliès, à 20h30 (en présence de la réalisatrice et du producteur, Thomas Schmitt)


Samedi 17 octobre
à 22h au cinéma Le Grand Action
5 Rue des Écoles, 75005 Paris

Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris – 22éme édition

DURBAAR
de Gautam VALLURI
16mm, couleur, son opt., 9’, 2019

Un tableau d’humeur pour le sultanat Deccan d’Inde du sud. Une tapisserie d’images nous ramène à travers des chandeliers somptueux de la cour du dernier Nizam d’Hyderabad vers le récit des souvenirs de Babur, le fondateur de l’empire Moghol. Une série de crescendos disparait en racontant la chute d’une époque de grandeur. Ce film est un hommage à la majesté vu à distance, avec le regard d’un voyeur.


Lundi 19 octobre
à 20h30 à L’Espace Saint Michel
7 Place Saint-Michel, 75005 Paris

A LUA PLATZ (Prendre Place)
de Jérémy Gravayat
HD, 16mm et Super-8 sur video, n&b et couleur, son, 97’, 2019

Avant-première en salle à L’Espace Saint Michel le 19 octobre à 20h30, en présence du réalisateur, dans le cadre du ciné-club PSL-Filmer le champ social
(Tarifs habituels du cinéma / invitations possibles : guillaume@survivance.net)

+ Diffusion sur Arte (La Lucarne) le 19 octobre à 23h59, ensuite en Replay

En Seine-Saint-Denis, des années durant, des familles roumaines cherchent des lieux où vivre. Cheminant de villages quittés en bidonvilles, squats et cités, l’intimité de leurs récits se confronte à une banlieue en constante mutation. Des Grands Ensembles jusqu’au Grand Paris, leurs trajectoires retissent une histoire commune, celle de solidarités habitantes refusant la relégation.


Du mardi 10 novembre au vendredi 4 décembre
au Théâtre National de la Colline à Paris

Les Etoiles
Texte et mise en scène de Simon Falguières.

La création du spectacle intègre une projection d’un court film en 16mm finalisé à L’Abominable par Emmanuel Falguières.

Ezra est un jeune poète qui vit dans un petit village avec ses parents, Zocha et Pierre, et son oncle Jean. Un jour, Zocha meurt et il revient à Ezra d’écrire l’éloge funèbre de sa mère. Mais dévasté par le chagrin, le jeune poète perd ses mots et s’enferme dans sa chambre. Commence alors pour lui un voyage immobile, une aventure de l’âme alors que derrière la porte, la vie continue et le temps s’écoule…

Réservations et informations


Les Soviets plus l’électricité en soutien à La Clef Revival le 3 octobre 2020

Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde, dans les métropoles les m2 valent des lingots d’or.
Cette pression économique sur nos lieux de vies, mais aussi de création, de diffusion, nous la subissons tous de plein fouet. 
A l’heure des grands projets immobiliers “réinventer Paris”, “réinventons la métropole du grand Paris”, aucune place n’est faite pour permettre à des cinémas associatifs d’exister à Paris, il en existe pourtant dans bien d’autres villes comme en témoigne le réseau Kino Climates.
Pour une cinématographie des marges, il nous faut bâtir des lieux de diffusion hors du commerce ou du seul circuit des festivals.
Le cinéma associatif feu-la-Clef a été un lieu d’hospitalité pour nombre de films fabriqués à L’Abominable, notamment lors des programmations du Collectif Jeune Cinéma
C’est pourquoi nous ne pouvons que saluer, encourager, et défendre des actions comme celle qui se mène actuellement avec La Clef revival.
Cette vitalité d’une programmation militante, artistique, libre et exigeante nous donne de la force pour continuer à faire des films.
Pour cette première séance de L’Abominable en soutien à La Clef occupée, une invitation pour un voyage inouï et auto-produit au pays des Soviets !

SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 à 19h00

(ouverture des portes à 18h30)

au cinéma la clef revival, 34 rue Daubenton, Paris 5e

LES SOVIETS PLUS L’ÉLÉCRICITÉ
de Nicolas REY
Super 8 sur 16mm, couleur, son optique, 175’, 2001

Un cinévoyage au pays qui n’existe plus. Super-autoproduction en Sviemacolor.
Trois heures de transports en commun. Parcourir la Russie comme on fait le tour d’une maison qui n’est pas la sienne.
«C’est le deuxième jour qui est pénible. Dans le train, c’était pareil, le deuxième jour je trépignais d’impatience. Ensuite, à partir du troisième, ça va mieux. On s’habitue à la lenteur, à la monotonie du paysage, à la vie faite de courts cycles sommeil-nourriture-distraction totalement sans rapport avec les horaires habituels d’une journée. »
Des publicités pour le linoleum, comme s’il s’agissait d’une pierre précieuse, et des villes entières – construites sur des mines d’or – finalement abandonnées.
Il n’y a pas de chaos russe. Simplement l’«Europe» qui s’étend désormais jusqu’au Pacifique, et non plus jusqu’aux fantomatiques Monts Oural.

Le film sera projeté en 16mm en présence du réalisateur et de cinéastes de l’association L’Abominable. 

Co-organisé avec La Clef revival et avec le soutien de LIGHT CONE.

Entrée à prix libre
120 places dans la salle – Pas de réservations
Boissons sur place – Pas de CB

« Un vent de révolte souffle sur le Quartier latin. La Clef, cinéma associatif fermé en avril 2018 par le propriétaire des murs, le comité d’entreprise de la Caisse d’épargne d’Ile-de-France, est occupé illégalement. Depuis le 21 septembre, une joyeuse troupe de cinéphiles (spectateurs, jeunes réalisateurs, collectifs et squats d’artistes) projette des films presque tous les soirs dans cette salle née de l’ébullition de Mai 68. »

Annabelle Martella, Libération

Appel à contribution pour la refonte du site filmlabs

Nous lançons un appel à la communauté pour financer la rénovation du site internet filmlabs.org qui a besoin d’un petit coup de neuf ! Toute contribution si modeste soit-elle sera bienvenue.
Le réseau filmlabs regroupe les laboratoires cinématographiques d’artistes qui forment une expérience originale d’organisation collective d’outils de production par les artistes, cinéastes, plasticiens, travaillant aujourd’hui avec le support film.

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Affums

Astrid de la Chapelle

16mm, n&b, sil, 7’, 2020

Un fait divers : le jaguar de Lady Florence Dixie, une journaliste, féministe et exploratrice de la fin du XIXème siècle, a attaqué les daims du parc de Windsor. L’animal, baptisé « Affums », avait été ramené lors d’un voyage en Patagonie et gardé comme animal de compagnie. Il finira sa vie au zoo de Londres après cet incident.
Le film tisse une histoire d’après ce fait divers en empruntant à différentes formes de narration, de la reconstitution en maquettes à la divination, en passant par l’utilisation du found footage. Il construit alors un espace tragique dans lequel jardins, bêtes et maquettes se croisent et interfèrent.

Los Conductos

Camilo Restrepo

16mm sur 35mm, couleur, 1,37, son Dolby SR, 70’, 2020

Los Conductos raconte l’histoire de Pinky, un jeune homme qui vient tout juste d’échapper d’une secte religieuse après avoir pris conscience de la manipulation mentale dont il était l’objet.
C’est un acte particulièrement violent commis au sein de la secte, auquel Pinky a assisté par hasard, qui a provoqué son éveil. Comme de nombreuses sectes, celle-ci accommodait la foi en Dieu avec des affaires illégales et criminelles. Ce fait lui a révélé sa participation involontaire dans une série de délits et de crimes, commis au nom de la foi, et d’une supposée justice divine.
Pinky, émancipé dans des circonstances qui se dévoilent progressivement, traverse les premiers jours de l’effondrement de la construction morale et religieuse sur laquelle il avait bâti sa vie d’adulte. Se sachant trompé par sa propre foi, il questionne tout, mû par la méfiance qui vient de naître en lui.