Tous les articles par admin

Appel à soutien / Call for support : Navire Argo

 

Signer la pétition

FB

(English below)

L’association L’Abominable se retrouve de nouveau dans une situation difficile.

Les locaux actuels — le sous-sol d’une école primaire mis à disposition par la Ville de La Courneuve depuis 2011 — doivent être démolis à l’été 2022 pour engager la réhabilitation complète de l’école. Ce n’est pas tant une surprise, puisque nous savions depuis toujours qu’il s’agissait d’une mise à disposition temporaire, mais le calendrier s’est accéléré. 

Du coup, nous sommes en discussion depuis un an avec la Ville avec l’idée de nous trouver un lieu pérenne pour la suite, comme il était envisagé dès le départ. Malheureusement, il n’est pas évident qu’une solution concrète puisse être trouvée à La Courneuve. Tout en continuant le dialogue avec la Ville, le calendrier nous contraint à chercher également ailleurs.

Face à l’urgence, nous avons monté le site internet navireargo.org qui expose le projet de lieu où nous reprendrions ce que nous avons progressivement bâti depuis 1996 à Asnières, puis à La Courneuve. Dans ce Navire Argo, nous souhaitons combiner le laboratoire et une salle de projection, comme c’est le cas actuellement, mais dans un lieu pérenne qui représenterait l’aboutissement de cette aventure au long cours. Cette fois, la salle de projection aurait une dimension publique, et son identité serait la projection du film argentique.

Découvrez tout le projet et ses enjeux sur le site, et aidez nous en signant l’appel à soutien qui s’y trouve et en relayant ce message autour de vous.

Pour que le Navire Argo voie le jour, il nous faut trouver un lieu d’ici 2022.



Sign the petition

FB

The artist-run film lab L’Abominable once again finds itself in a difficult situation.
 
The current space, located under an elementary school, was put at our disposal by the city of La Courneuve in 2011. As part of a plan to renovate the school, the building is currently planned for demolition in the summer of 2022. Although this doesn’t come entirely as a surprise — we always knew the situation was temporary — the demolition date is arriving sooner than we had thought.
 
Over the last year, we have been in dialogue with the La Courneuve municipal government with the goal of trying to find a permanent space for the lab, which was the original plan when we first arrived here. All while staying in touch with La Courneuve officials, we are obliged to also start looking elsewhere.
 
That is why we have put together the website navireargo.org, which lays out our project for a space that would build on the lab we have run since 1996, first in Asnières and later in La Courneuve. Navire Argo would be both a lab and a screening room, as it is already the case at L’Abominable, albeit in a permanent space that would represent the culmination of all our work over the years. This new screening room, which would be dedicated to the projection of photochemical film, would now be open to the public.
 
Learn more about the project — and what’s at stake — on the website and help us by signing the petition and sharing this message.
 
In order for Navire Argo to see the light of day, we need to find a space between now and 2022.

Corps Samples

Astrid De La Chapelle

16mm sur vidéo, couleur, son, 15’

Au départ, il y a une simultanéité. Un fossile marin de crinoïde mis à jour près du sommet de l’Everest, un célèbre alpiniste britannique qui s’évapore, et un leader russe qui s’éteint sont le point de départ d’une histoire de la transformation de la matière.
Le film est une exploration libre et transversale des matières terrestres et de leurs transformations. Les corps conservés de George Mallory et de Lénine, l’un pétrifié par les conditions climatiques, l’autre embaumé grâce à la pétrochimie, sont devenus en quelque sorte les achèvements éternels des pensées politiques ou des idéologies qui les ont portés. Pour le premier, la pensée pionnière liée à l’impérialisme britannique, pour le second, l’édification du communisme. Les corps de ces hommes ont permutés leur cycle organique originel pour se nicher au sein d’autres cycles plus vastes de la Terre. Ces corps persistent. De la forêt du Carbonifère d’il y a 300 millions d’années au charbon, et du charbon à la révolution industrielle qui active l’économie soviétique nouvelle du début du XXème siècle ; des micro-organismes d’autrefois au pétrole, du pétrole à la pétrochimie, et de la pétrochimie à l’embaumement expérimental du corps de Lénine ; ou encore d’autres micro-organismes tombés au fond des mers au calcaire, puis du calcaire au marbre et enfin des carrières de marbre exploitées aux cuisines contemporaines … Les époques et les échelles se brassent et se croisent. Réalisé en 16 mm, au téléphone portable et avec des images trouvées sur internet, les régimes d’images variés et les grains intrinsèques à chaque média se télescopent et se fondent dans un flux presque hallucinatoire.
Le titre Corps Samples peut se lire en français et en anglais ; il joue sur les mots dans les deux langues, et signifie phonétiquement en anglais : la carotte géologique.

Catin

Guillaume Anglard, Julie Allain, Bertrand Boutaud, Grégory Marza

16mm sur vidéo, couleur et n&b, son, 20’

Quatre variations en pellicule sur le thème « catin ».
Poésie, humour, frénésie et fantasmagorie se conjuguent en un film collectif.
Les quatre cinéastes confrontent et associent leurs univers dans une démarche artisanale.

Anagram

Nathaniel Draper

S16mm sur vidéo, n&b, son, 8’, 2020

Les rythmes inhérents à la pellicule font émerger des corps et des visions cachés entre perception et projection. Un espace fantôme d’une rêverie collective, un rituel cinématographique à l’image du gamelan. Une chorégraphie pour film.

Kitikaka

Calypso Debrot & Florian Maricourt

16mm sur vidéo, couleur, son, 15’, 2020

Mimmo Ippolito ne se coupe pas les ongles, il a trop à penser.
Depuis son trullo, une maison ronde au toit pointu, il peint, il dessine, il chante et écrit des histoires.
Son monde est fait de broussailles et de figuiers de barbaries.
Le temps ne le concerne pas.
Mimmo est le gardien des chevaux du Cosmos.

Les films du dés-apparaître #3 – … Dans sa toile est un lac

Oscar Hache

Super 8 sur 16mm, n&b, sil, 7’

Les films du dés-apparaître est un recueil de films proposant une descente vers les profondeurs des spécificités techniques du film (la pellicule).

Grain, négatif/positif, mouvement/fixité, continu/discontinu et autres oppositions constitutives y sont démembrées de façon tant progressive que répétitive.

#3 – … Dans sa toile est un lac est la troisième étape du démembrement.

Her name was Europa

Anja Dornieden & Juan David González Monroy

16mm, n&b, son opt., 76’, 2020

L’auroch est le nom d’un ancêtre sauvage du bœuf moderne. L’auroch a pour particularité d’être le premier cas jamais documenté d’extinction d’une espèce. Le dernier auroch sauvage connu est mort en 1627 dans la forêt de Jaktorow, en Pologne. On considère que c’est la chasse d’une part, et l’introduction du bétail domestique d’autre part, qui ont conduit au déclin, puis à la disparition de l’espèce. Ce n’est qu’au XXe siècle que sont apparues les premières tentatives de ressusciter les aurochs.

Après les nuages

Les Scotcheuses

super 8, couleur, son num., 45’, 2020

Après les nuages est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant. L’histoire a été écrite à plein, avec ce qu’on connaît d’ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour contrer ces schémas morbides et biocides et habiter les zones menacées.

Pandemic cinéma

Par ces temps pandémiques, le cinéma continue!
Venez soutenir La Clef Revival avec les Scotcheuses et découvrir Journey Through a Body au FLiMM – Festival Libre du Moyen-Métrage.


24 octobre à 15h salle Galop
25 octobre à 16h salle d’expositions

dans le cadre du FLiMM – Festival Libre du Moyen-Métrage
au DOC, 26 rue du Docteur Potain, Paris

Journey through a body
de Camille DEGEYE
16mm sur vidéo, couleur, son, 32’, 2019

Thomas, musicien suisse-allemand, est cloîtré chez lui à cause d’un pied cassé. Il erre dans son petit appartement parisien, la jambe dans le plâtre, occupé à la composition d’un nouveau morceau. Lorsque le jour se lève, une visiteuse inattendue l’attend derrière sa porte.


28 octobre à 18h (ouverture des portes à 17h30)

Cinéma La Cléf Revival, 34 rue Daubenton, Paris

Après les nuages
Le nouveau film des Scotcheuses, pensé, tourné et réalisé à Bure et dans les environs depuis 2016.
super 8, couleur, son num., 45’, 2020

Après les nuages ?
C’est un film collectif tourné en pellicule, fabriqué avec et par les opposantes au projet Cigéo, à Bure et alentours, en Meuse et Haute-Marne. Dans notre film, plusieurs univers s’entrechoquent, se croisent, se regardent, se mêlent ou s’évitent. Il y a des gens sous terre, d’autres en surface ou dans les arbres. On a imaginé ce qui se passerait dans un monde contaminé -peut-être – par le nucléaire où certaines personnes contrôlent, d’autres survivent, attendent, s’amusent et résistent. Un film d’anticipation ? Peut-être. Mais aussi un film d’archives où certains lieux apparaissant à l’image n’existent déjà plus. C’est un film qui s’est fait en parallèle de la lutte, à ses côtés, à son contact, dans la lenteur de la fabrication collective, quatre années durant. L’histoire a été écrite à plein, avec ce qu’on connaît d’ici. Elle est traversée par nos craintes sur l’avenir, notre colère et notre espoir qu’il y aura toujours du monde pour contrer ces schémas morbides et biocides et habiter les zones menacées.

Les Scotcheuses ?
Les Scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donné. Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre (il permet de comprendre le cinéma). On aime aussi le grain des images de cette caméra faite pour les films amateurs, les films de famille. Ses images sont chaleureuses.

Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certain·e·s d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les un·e·s des autres. Malgré les difficultés, on essaye de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail seraient toujours remises en question et où le savoir circulerait librement. On se réapproprie des outils pour ne pas les laisser aux mains de l’ennemi. Parce que si on a pleins d’outils et qu’on sait tou·te·s les utiliser, eh bien là, voyez-vous, on sera les plus fort·e·s. Les plus fort·e·s dans les failles et les interstices d’un monde qui vacille. Les plus fortes avec nos faiblesses. Chaque rencontre, chaque brèche est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.

Futures projections d’Après les nuages:

8 novembre – Lyon
10 novembre – Virieu-Le-grand
12 novembre – Genève, au Spoutnik