Archives de catégorie : Travaux récents

Mises à jour du catalogue

Le jardin

Frédérique Menant

16mm sur vidéo, couleur, son, 16’

Thérèse cultive un jardin créole, en Guadeloupe. Elle résiste contre les poisons invisibles.
Ses mains se confondent avec la terre. Son visage avec la lumière.

Volcano: What Does a Lake Dream ?

Diana Vidrascu

S16mm sur vidéo, couleur et n&b, son, 21’, 2019

L’Archipel des Açores est situé sur la dorsale médio-atlantique, à la jonction de trois plaques continentales en mouvement. Volcano: What Does a Lake Dream ? tire son énergie de cette zone tectonique complexe. Le volcanisme s’avère central tant sur le plan thématique que formel : ce qui commence comme un documentaire silencieux sur les îles et leurs habitants se transforme progressivement en une expérience cinématographique éruptive dans laquelle le film lui-même risque d’être détruit. À quoi rêve un lac au-dessus du volcan en sommeil ? Quand on le lui demande, le lac de feu choisit de manière significative de se retirer dans la brume et, au lieu de répondre, offre sa propre projection, nous dévoilant ce qui pourrait être l’image fantomatique de nous-mêmes.
Johan Härnsten

Cactos

Leonor Guerra

Super 8 sur 16mm, n&b, son opt., 9’, 2019

L’observation des cactus était une activité récente. Sa curiosité avait été éveillée par la beauté aride de ces plantes, pleines de défenses serties dans leurs tiges. Peu après, elle avait découvert que la nuit est propice à leur floraison, aidée par des chauves-souris, papillons nocturnes et autres animaux lunaires.

Filmé dans un jardin à Oaxaca, ce film-jardin traversé par les détails fugaces des formes végétales, par des jeux de camera et des ralentis, compose par fragments une vision qui lance un regard à la fois proche et intime sur les éléments botaniques.

Le Silence des Sirènes

Diana Vidrascu

S16mm sur vidéo, couleur et n&b, son, 34’, 2019

Conçu comme un faux-documentaire expérimental, le court-métrage Le Silence des sirènes est focalisé sur le portrait intime de Céline, une jeune parisienne qui retourne en Martinique, le pays de son enfance, après une très longue absence. Ce voyage chamboule sa vie et devient un prétexte à la manifestation de fantasmes réprimés. A travers l’expérimentation visuelle et sonore l’environnement tropical se transforme en métaphore d’un espace intérieur, lié à l’imagination et à la fantaisie.

Borgo

Lucie Leszez

35mm, 1.37 n&b, sil, 4’, 2019

Des vues du quotidien, Borgo Panigale, la route vers la porte San Vitale de Bologne et une échappée : les Apeninns, Portivy.
Un tremblement des paysages photographiés accompagne l’apparition et la disparitions d’images qui cherchent leur cadre.

Journey through a body

Camille Degeye

16mm sur vidéo, couleur, son, 32’, 2019

Thomas, musicien suisse-allemand, est cloîtré chez lui à cause d’un pied cassé. Il erre dans son petit appartement parisien, la jambe dans le plâtre, occupé à la composition d’un nouveau morceau. Lorsque le jour se lève, une visiteuse inattendue l’attend derrière sa porte.

A Lua Platz (Prendre Place)

Jérémy Gravayat

HD, 16mm et Super-8 sur video, n&b et couleur, son, 97’, 2018

Aux marges d’une banlieue parisienne en grande mutation, quelques familles roumaines cherchent des lieux où vivre. Depuis le village quitté, le bidonville rasé, les maisons occupées, leurs trajectoires retissent une histoire commune, faite de solidarités autant que de relégation. Devenus compagnons de route, nous fabriquons ce film ensemble, comme d’autres espaces habitables.
Ce film à été accueilli en résidence à L’Abominable en 2013 et 2014 et à donné lieu à la réalisation et publication du livre-journal Atlas : Histoires de l’Habiter – 1950-2015.

The Sound Drifts

Stefano Canapa

35mm, 1.66 n&b, son opt. Dolby SR, 8’20, 2019

Les pistes du son optique enchainent une danse hypnotique au rythme de la bande son du précédent film de Canapa, Jérôme Noetinger, dans lequel le cinéaste a filmé une performance solo du musicien improvisateur français.
Membre de la célèbre Cellule d’intervention Metamkine, Noetinger travaille avec un magnétophone à bandes Revox et génère un organisme sonore complexe basé sur des captures microphoniques, des parasites électromagnétiques et des hasards radiophoniques qui dialoguent dans le film avec des effets stroboscopiques. Cinema pour les oreilles!

Les petits outils

Emmanuel Piton

16mm sur vidéo, n&b, son, 10’, 2018

Une fonderie, un matin où rien ne commence.
Le film mêle le récit imaginaire d’une femme, noyauteuse, à la traversée d’un monde en décomposition.

L’esseulé

Camille Degeye

Super-8 sur vidéo, n&b, son, 15’, 2018

Un homme s’éveille dans le désert. Marchant jusqu’à retrouver la ville, il y constate la disparition des hommes. Oublié du déluge, il balbutie les restes d’une mémoire délabrée. Lorsque le souvenir d’une femme aimée réapparaît à son esprit, le passé commence à effleurer, lentement.