Archives de catégorie : Travaux récents

Mises à jour du catalogue

Absences

Les Scotcheuses

16mm, n&b, son opt., 5’, 2018

absence ab.sɑ̃s féminin
1) Le fait d’être absent.
2) Défaut de présence à une réunion, à une assignation, à un appel.
3) (Psychologie) Arrêt momentané de la conscience, symptôme de l’épilepsie.
4) (Pluriel) Film réalisé à Bure, en Meuse, à propos d’un projet d’enfouissement des déchets nucléaires.

God said no

Cécile Plais

Super-8 et vidéo sur vidéo, couleur, sonore, 26’, 2018

Un film participatif réalisé par Cécile Plais.
Images super 8 : un camion sur une piste. Un lac salé dans le bush de l’Australie de l’Ouest. Des visages. Quelque chose se prépare… Une voix dit l’importance d’être dans le bon environnement pour donner ce qu’on a de meilleur. Images numériques : des planches, des clous, des hommes qui bricolent…

De partout sont venus ces femmes et ces hommes pour participer au Festival Blazing-Swan… Imaginé sur le modèle du Burning Man américain, cette insolite utopie célèbre le partage, la créativité et l’expression de soi, autour de la construction d’une sculpture monumentale et d’un village éphémère.

Etre avec eux autant dans la production que dans une matière qui nous ramène vers le sensible. Danser visuellement avec les participants. S’immerger dans la genèse de l’événement in situ, des premiers préparatifs au derniers moments de démontage.

Bercé par un riff de blazing blues, qui ondule sur des images tantôt argentiques, tantôt digitales, aux textures de poussières et de lumières, le film expérimente cette aventure collective et éclectique…

*

Photographie : Aurélie Ganachaud, Cécile Plais
Time-lapse : Aaron Ruscetta
Prise de son : Alexandre Bertin
Montage : Allan Chung, Widy Marché, Cécile Plais
Musique : Oscar Philéas et François Vaillé
Mixé à la Cave à Son par Marc Parazon
Etalonnage : Olivier Le Gurun
Laboratoires : L’Abominable et Mire
Télécinéma : Nicolas Nogues
VO : Anglais / VOSTF

Midnight Orange

Gautam Valluri

16mm, couleur, son opt., 11’, 2018

Un film sur les crescendos non résolus, les anticipations contrecarrées et les escalades non gérées raconté à travers des architectures étranges.

Filmé dans les tombeaux de la famille Paigah à Hyderabad, en Inde, le bruit et le silence, le scintillement et l’immobilité racontent l’histoire d’une tradition de dépassement architectural de nos ancêtres, même dans le sommeil éternel de la mort.

 

Nulle part avant

Emmanuel Falguières

HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’, 2018

« À trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? » Et dans leurs mains, chargées comme les Rois Mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles. »

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

Fabriqué en partie dans les laboratoires expérimentaux de L’Etna à Montreuil et de L’Abominable à la Courneuve, le film fait dialoguer différentes matières d’images (8mm des années 1940, 16mm, numérique) et trace ainsi un chemin dans les temporalités des histoires racontées.

Film-collage 2 – introduction

Anaïs Ibert

S8 et 16mm sur vidéo , couleur et n&b, son, 6’, 2018

L’impossibilité à communiquer ne peut-elle être compensée par la capacité à ressentir ?
                       Astrid Defrance, Les écritures dramatiques (post)modernes : le traducteur à l’épreuve du sens et des sens

Marianne et Robin

Jules Lagrange

16mm, n&b, son num., 7’45, 2018

Ce film a été réalisé en collaboration avec des enfants en situation de handicap mental.

Réalisé en 16mm noir et blanc, Marianne et Robin rejoue l’histoire de Robin des bois. Les dialogues ont été réécrit à travers des problématiques contemporaines et situé en France : les réfugiés, la répression policière, les expulsions…
L’action se déroule dans des décors peints par les enfants et est joué par des marionnettes balinaises bricolées.

Beau Soleil

Jules Lagrange

Super-8 sur vidéo, couleur, son num., 6’13, 2018

Ce film a été réalisé en collaboration avec des enfants en situation de handicap mental.

Beau Soleil est un film de science-fiction écrit à travers l’utilisation d’un jeu d’écriture surréaliste.

Réalisé en Super-8 couleur, il relate comment la disparition du soleil entraîne la disparition de l’espèce humaine et la survivance de certaines espèces animales qui s’organisent alors en société.

Classical Period

Ted Fendt

16mm, couleur, son opt., 62’, 2018

Classical Period est un portrait de Cal et de ses amis de Philadelphie. Ils se rencontrent et ont de longues conversationsà propos livres, de poésie, de musique et d’architecture,
en particulier la traduction de 1864 de La divine comédie de Dante par Henry Longfellow. Filmé avec le grain et la texture du 16mm couleur, le film met en avant les personnages et en fait leurs portraits, laissant de côté les ornements artificiels de la fiction.

Réflexions à l’issue du montage

Classical Period est une longue conversation qui tourne autour, s’éloigne et revient à nouveau à une traduction de La divine comédie de Dante. La traduction est de Henry Longfellow, les notes sont copieuses, c’est le résultat de vingt ans passés à côtoyer le livre.
Le film fait le portrait de Cal, un ami depuis une dizaine d’années, et de quelques amis communs. C’est aussi l’occasion d’inscrire sur du film certains lieux d’importance
pour moi : la maison de ma grand-mère au sud de Philadelphie, la pièce du haut chez mon ami Michael Carwile.

Les protagonistes se retrouvent dans des pièces ensoleillées, au coin de rues à l’aube, et dans des appartements assombris — leur statut de personnage d’un récit étant toujours mis en péril par la présence d’une caméra et d’un microphone dont le regard et à l’écoute se situent quelque part dans la zone grise entre l’objectivité et la subjectivité.

Cal, Evelyn, Chris et Michael. Ils parlent de livres, d’architecture, de musique — Denise Levertov, Beethoven, Philip Massinger, Vitruvius, Edmund Campion, Edmund Wilson. Ils sont assis en silence, seuls, lisant, pensant, et les textes qui occupent leurs journées remplissent une sorte de vide. Au lieu de constituer l’arrière-plan d’une fiction, l’intérêt pour la littérature est mis en avant. C’est la substance même du film.

Je me sentais dans l’impasse vis-à-vis des études de per sonnages combinant plusieurs comportements que j’avais pu faire. Dans celui-ci, j’ai ôté toute narration et tout ornement pour me concentrer uniquement sur les gens, en particulier sur Cal. Le film ne contient pas de scène d’exposition, qui, déjà tout à fait réduite dans mes précédents films, représentait encore une sorte d’obstacle. Ici il y a simplement ce que la caméra a pu enregistrer, projeté au temps présent.

Classical Period est une fiction en 16mm couleur filmée à Philadelphie avec un groupe d’acteurs non-professionnels. Les notes pour le film ont été produites entre octobre 2015 et février 2017, le plus souvent au café Jelinek de Vienne. Le tournage et le montage ont eu lieu entre février et août 2017. La post-production photochimique 16mm a été réalisée par Color by Dejonghe en Belgique et le négatif a été conformé en A&B en Angleterre par Steve Farman. Le négatif Kodak a été exposé dans une Arriflex SR1 avec un zoom Angénieux. Une copie a été sous-titrée en allemand à L’Abominable.

Trilogie Carnassière (1)

Carole Thibaud

16mm, couleur, son opt., 3’, 2018

Le premier épisode de cette Trilogie carnassière est une mise à mort de poulets. Ce film a été fabriqué à la tireuse optique JK à partir de 30 mètres de 16mm couleur, filmés dans une petite ferme du Maine-et-Loire. Il a été copié, re-copié, découpé, monté, parfois malmené pour tenter de faire ressortir le pictural et le musical d’images de lutte et de sang.

Fait aux labos de Mire, Crater-lab et L’Abominable.

Nos désirs

Thomas Favel & Raphaël Lefèvre

16mm sur vidéo, couleur, 19’, 2017

Un après-midi d’été, un petit théâtre du désir et de la domination,
tendre et parfois cruel, se met en place entre les jeunes serveurs et les clients d’un bar provençal.

Auteur : Raphaël Lefèvre
Image : Thomas Favel
Son : Jean-Barthélémy Velay
Montage : Raphaël Lefèvre, Vincent Tricon
Montage son : Damien Tronchot
Mixage : Niels Barletta
Musique : Pavane
Décors : Lara Hirzel
Scénario : Mathilde Profit, Raphaël Lefèvre
Interprétation : Laure Lochet, Merwane Tajouiti, Florent Hugon, Pierre Pfauwadel, Clémentine Bruneau