Archives de catégorie : Travaux récents

Mises à jour du catalogue

Ethel Stein

Gautam Valluri

Installation, double projection 16mm, n&b, sil., durée ad lib, 2019

Réimaginer le projecteur 16mm comme un métier à tisser. une double projection superposée forme une combinaison infinie de motifs géometriques.
Le premier projecteur nous présente des lignes verticales et le deuxième des lignes horizontales en boucle. Les métrages des deux bobines sont différents donc les carreaux créés ne sont jamais semblables.
Les rayons vu ici sont des erreurs de captation de Betacam transférés sur pellicule 16mm. Le titre du film est un hommage à Ethel Stein (1917-2018), l’artiste américaine qui travaillait principalement avec des textiles.

Le jardin

Frédérique Menant

16mm sur vidéo, couleur, son, 16’, 2019

Thérèse cultive un jardin créole, en Guadeloupe. Elle résiste contre les poisons invisibles.
Ses mains se confondent avec la terre. Son visage avec la lumière.

21C/19C_ Exercises in Anthropometric Image Reversal

Antje Van Wichelen

Installation, 5 projecteurs 16mm, n&b, son num., durée ad lib, 2019

Troubled Archives
Le groupe Troubled Archives (2019) est basé à Bruxelles et se compose de l’artiste sonore Rokia Bamb a, de l’artiste visuelle Antje Van Wichele n et du SICV ( Michael Murtaugh et Nicolas Malevé), qui se concentrent sur la critique des pratiques archivistiques à la lumière des systèmes contemporains de contrôle. Ensemble, ils ont élaboré des installations qui invitent le visiteur à s’engager dans une réflexion sur l’invention des clichés coloniaux et leur pérennisation actuelle.
Comment transformer ces images néfastes en quelque chose avec quoi nous pourrons travailler ? Comment déconstruire ces systèmes et ces schémas et porter nos réflexions et nos actions vers une « nouvelle éthique relationnelle » – comme le disent si bien Felwine Sarr et Bénédicte Savoye ?

21C/19C_ Exercises in Anthropometric Image Reversal
L’installation revise de grandes quantités de photographies anthropométriques du XIXème siècle prises dans le cadre de projets de classification dite scientifique pour justifier le projet colonial – de vol systématique d’objets et d’êtres humains (esclavage) – auprès de l’opinion publique. Dans une approche positive des personnes représentées dans les images, les artistes mettent en avant l’humanité, ainsi que l’absurdité de la démarche anthropométrique, subvertissant ainsi les buts initiaux de ce style photographique spécifique.
Le travail est construit comme un dialogue entre le son et l’image. Le visiteur entend un son, puis regarde un chapitre de film, et parfois les deux simultanément – avec un moment où tous les projecteurs et les sons fonctionnent ensemble, créant une atmosphère très bruyante. Le spectateur est de se fait incommodé par le visionnage des chapitres qui accentue son inconfort, les paysages sonores répondent aux images, laisse libre cours aux interprétations contrastées.
L’installation alimente le débat sur la déconstruction ainsi que sur la construction des possibilités futures. Les interpretations en 16 mm des images anthropométriques sont à la fois provocantes, sensibles et ré-humanisantes. Elles fonctionnent sous des titres comme Strong Looks, Numbers and Comments, Composition with the Other, Exoticism at the Studio, Destruction by nature.
L’ensemble forme une installation immersive.

La Forge du Héron

Paolo Sabouraud

Super 16mm et vidéo sur vidéo, couleur, son, 12’, 2019

Ce qui m’intéressa dans le fait de réaliser le portrait de JF, c’était avant tout de venir filmer ce qu’il incarnait à mes yeux, c’est-à-dire la figure d’un poète forgeron. C’était le grand-oncle que je venais tout juste de rencontrer. Personnage atypique, qui avait migré de Paris à la campagne, il avait quitté le milieu de l’édition littéraire pour partir fonder sa propre forge. J’y entrevoyais donc le lieu où filmer les gestes et les paroles de celui qui quitta la légèreté du papier pour l’infroissable métal. Finalement, le forgeron se montra ne pas être réellement homme de métal, mais plutôt le lointain gérant d’une forge dont il ne s’occupait plus vraiment, le film se veut donc être le portrait de ce personnage complexe, étonnant fanfaron et beau parleur.

Petit Rayon

Sébastien Ronceray, Manon Ricupero, Francesca Veneziano

35mm sur 16mm, couleur, sil, 5’, 2019

Petit Rayon est un spectacle conçu par l’association Braquage. Le film tiré et développé à L’Abominable participe de ce spectacle. Il a été peint à l’encre sur 35mm, puis tiré à la tireuse optique sur négatif 16mm (avec ralenti, jeu sur la lumière….) et enfin tiré en positif.

Les équilibristes

Perrine Michel

Super 8 et vidéo sur vidéo, couleur, son, 99’, 2019

On ne vient pas ici pour guérir, mais pour vivre le plus pleinement possible ses derniers jours. Ici, c’est un service de soins palliatifs.
Au quotidien, des soignants font corps et s’écoutent les uns les autres, pour être au plus près des patients.
En parallèle des scènes montrant une médecine pleine d’humanisme, la voix de la cinéaste se fait entendre. Elle accompagne, elle aussi, sa mère à travers la maladie.
Quatre danseurs mettent en lumière la chronique de cet accompagnement.

Sphère

François Delagnes

Super 8, n&b, sil, 3’30, 2019

Il s’agit d’un film réalisé avec mon frère qui est tailleur de pierre, l’idée c’était d’aller, chercher un bloc de pierre tendre dans une ruine, de se rattacher au temps de cette pierre prélevée dans une carrière puis taillée pour construire une maison puis rendu à l’état de ruine, avec un savoir-faire propre au tailleur de pierre, j’ai demandé à mon frère de réaliser une sphère à partir du bloc et de poursuivre le travail jusqu’au bout de la matière sculptée, de rendre compte des étapes de progression de la transformation de la matière du volume (le bloc de pierre issu de la ruine) jusqu’à sa disparition. Il s’agit autant de montrer une accélération de l’altération de la matière par la sculpture et aussi d’utiliser la pellicule comme la mémoire de l’acte du sculpteur et la mémoire des formes et de la transformation de la matière.


Format de diffusion: S8 projection multiple / gonflage 16mm puis planche contact et tirage photographique noir & blanc de 80 x 80 cm.


Lors des performances le film est projeté en super 8 noir & blanc en multi projections.

Tremblement (un film sans fin sur les luttes en cours)

COLLECTIF et ANONYMES

16mm, couleur, son num., 40’, 2016 – …

Film à segments commencé en France en avril 2016, son point de départ se situe entre la volonté d’apporter d’autres images aux tremblements actuels et l’envie de créer des films politiques, en questionnant cette notion, individuellement et collectivement. Une multiplicité de regards possibles sur les secousses et les insurrections qui frappent le territoire français depuis la Loi Travail en passant par Nuit debout jusqu’aux gilets jaunes.

Méduses

Jade Gomes & Le Collectif Aurita

Super 8, couleur, son et musique en direct, 45’, 2019

Méduses est un spectacle qui mêle le cinéma en super 8, la musique et le trapèze. C’est un conte musical qui détricote le mythe Grec de Méduse pour éclairer les liens ténus entre ce personnage supplicié et les mystérieuses créatures gélatineuses qui prolifèrent, chaque année plus nombreuses, dans l’océan.

Contre-jours sur Divajeu

Max Belmessieri

Super 8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 26’30, 2019

Lors des 250 ans de Lyse, Moïse, Nat, Olivier et Max, chaque invité offre un cadeau spontané : 250 images de lui-même. Le contre-jour et les accidents du direct nous font découvrir chacun d’entre nous sous un nouveau jour…