Archives de catégorie : Travaux récents

Mises à jour du catalogue

Almost a kiss

de Camille Degeye

16mm sur vidéo, couleur, son, 28’, 2022

Une jeune femme traverse une ville de province confinée et sa périphérie. Une fois arrivée à destination, un étrange protocole de deuil l’attend.

XB-21

de Tomaž Burlin

Performance 16mm, n&b, son, durée env. 15’, 2021

Performance avec trois projecteurs 16mm, 21 boucles de 1m et du son live.

Quelque part dans le bloc de l’Est un accident industriel, les gens s’organisent et commencent la décontamination.

Alternance de boucles d’images abstraites et de catastrophes. Des personnages avec des masques à gaz errent dans les décombres. L’artifice du calme orchestré est retravaillé, la matière manipulée par les procédés photochimiques et l’image dans un mode performatif est mise en tension avec le son analogique.

Isola !

du Collectif REBENTY

16mm, n&b, son num., 8’13, 2021

Un lieu déserté, restent des fantômes qui pensent, fument, s’ennuient un peu. Et dehors ça souffle et c’est immense…

Tous les fleuves s’appellent le Nil

de Gustavo De Mattos Jahn

16mm sur vidéo, couleur, son, 8’, 2021

En flânant au bord d’une rivière, nous sommes traversés par des images scintillantes réfléchies sur la surface verte de l’eau. Le paysage nous transforme, en même temps que nous le traversons et le transformons en retour.

Una revuelta sin imágenes

de Pilar Monsell

16mm, couleur, son opt., 14’20, 2021

Un des soulèvements les plus méconnus de notre histoire, la « Mutinerie du Pain », a été mené par des femmes dans la ville de Cordoue au cours du mois de mai 1652. Nous ne connaissons ni les visages, ni les noms de ces femmes. Il n’y a aucune image. Comment récupérer les gestes de résistance de celles que nous n’avons pas pu voir?

Les joues froides

de Louise Bernard Pallas

16mm et 35mm sur vidéo, couleur, son, 16’, 2021

Une femme, un homme, une île. Une belle journée d’été, comme tant d’autres auparavant.

J’ai tenté de mettre en scène l’expérience irrémédiable de la perte de l’être aimé et l’impossibilité du deuil. Afin d’échapper à cette souffrance, le personnage principal a fabriqué une mystérieuse machine capable de projeter l’image de son amoureux, auprès duquel elle passe ses journées dans l’illusion la plus totale. Au cours du récit, les images projetées par la machine se détériorent progressivement grâce à différents procédés de prise de vue en 16mm et en sténopé 35mm.

Das Herz durch Wüsteneyen rennt – Arbeitstitle

de Garegin Vanisian

16mm, couleur, son opt., 15’, 2021

Une femme est seule dans son appartement, séparée de son amour. Un long jour d’été défile. C’est aussi l’histoire d’un tournage qui subit une perte soudaine.
Le film affronte deux séparations, l’une émotionnelle, l’autre cinématographique, mêlant images en mouvement et images fixes.

Le magnétophone

de Noémi Aubry

Super8, HD, Mini DV sur vidéo, couleur, son, 68’, 2021

Histoire de trois femmes et de fantômes d’un pays à l’autre, entre les générations, que nous reste-t-il ?
1952, Angelo part d’Italie pour aller travailler en France, il a un contrat de trois mois mais il décidera de ne pas rentrer comme prévu. Par ce geste, se joue la trajectoire de sa femme et sa fille qui le rejoindront en 1953, laissant leur foyer, leur famille, leur maison pour un pays dont elles ne connaissent rien. C’est leur histoire, à elles, si peu entendue, que j’essaie de recomposer. Et par là, celle de ma propre génération, de notre mémoire.

Los Plateados

de Mariya Nikiforova & Martín Molina

16mm sur vidéo, n&b, son, 11’, 2021

La Bestia est un train qui transporte des marchandises à travers le Mexique ; il est également emprunté par les migrants qui souhaitent atteindre la frontière étatsunienne. Los Plateados («les argentés») étaient un groupe de hors-la-loi au XIXe siècle. Ce film explore les frontières invisibles et les rituels quotidiens.

Un usage de la mer

de Fabrizio Polpettini

Super 8 et 16mm sur 16mm, couleur et n&b, son opt., 52’, 2021

Dans ce carnet de voyage librement autobiographique, une série de rencontres aléatoires révèlent les traces laissées par des événements ą moitié oubliés qui ont façonné, d’une manière ou d’une autre, l’histoire de la Méditerranée.

J’ai grandi dans une petite ville côtière du nord de l’Italie. La mer Méditerranée était, depuis mon plus jeune âge, le spectacle le plus familier. À l’âge de six ans, j’avais déjà appris à ramasser les oursins à mains nues, sans me piquer.

Ces dernières années, j’ai été surpris et attristé par l’image que certains politiciens sans
imagination ont voulu donner coller à la Méditerranée : une frontière qui divise, dont les rives seraient habitées par des peuples hostiles.

Par une froide soirée d’automne à Lausanne, il y a quelques années, une rencontre fortuite m’a mis sur la piste d’une quête méditerranéenne, dans laquelle j’ai été accompagné par deux amis cinéastes : Roman de Locarno en Suisse, et Amir de Constantine en Algérie. Ce que nous pensions être une errance dans l’espace s’est avéré être surtout un voyage dans le temps.

Chaque endroit que nous avons visité nous a ouvert une fenêtre sur l’Histoire de cette mer qui a été continuellement agitée par des alliances et des querelles, autant que par les histoires rocambolesques de pirates et renégats.

C’était de ce genre de méchants romantiques dont je rêvais, à l’âge de six ans, en ramassant des oursins.