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Classical Period

Ted Fendt

16mm, couleur, son opt., 62’, 2018

Classical Period est un portrait de Cal et de ses amis de Philadelphie. Ils se rencontrent et ont de longues conversationsà propos livres, de poésie, de musique et d’architecture,
en particulier la traduction de 1864 de La divine comédie de Dante par Henry Longfellow. Filmé avec le grain et la texture du 16mm couleur, le film met en avant les personnages et en fait leurs portraits, laissant de côté les ornements artificiels de la fiction.

Réflexions à l’issue du montage

Classical Period est une longue conversation qui tourne autour, s’éloigne et revient à nouveau à une traduction de La divine comédie de Dante. La traduction est de Henry Longfellow, les notes sont copieuses, c’est le résultat de vingt ans passés à côtoyer le livre.
Le film fait le portrait de Cal, un ami depuis une dizaine d’années, et de quelques amis communs. C’est aussi l’occasion d’inscrire sur du film certains lieux d’importance
pour moi : la maison de ma grand-mère au sud de Philadelphie, la pièce du haut chez mon ami Michael Carwile.

Les protagonistes se retrouvent dans des pièces ensoleillées, au coin de rues à l’aube, et dans des appartements assombris — leur statut de personnage d’un récit étant toujours mis en péril par la présence d’une caméra et d’un microphone dont le regard et à l’écoute se situent quelque part dans la zone grise entre l’objectivité et la subjectivité.

Cal, Evelyn, Chris et Michael. Ils parlent de livres, d’architecture, de musique — Denise Levertov, Beethoven, Philip Massinger, Vitruvius, Edmund Campion, Edmund Wilson. Ils sont assis en silence, seuls, lisant, pensant, et les textes qui occupent leurs journées remplissent une sorte de vide. Au lieu de constituer l’arrière-plan d’une fiction, l’intérêt pour la littérature est mis en avant. C’est la substance même du film.

Je me sentais dans l’impasse vis-à-vis des études de per sonnages combinant plusieurs comportements que j’avais pu faire. Dans celui-ci, j’ai ôté toute narration et tout ornement pour me concentrer uniquement sur les gens, en particulier sur Cal. Le film ne contient pas de scène d’exposition, qui, déjà tout à fait réduite dans mes précédents films, représentait encore une sorte d’obstacle. Ici il y a simplement ce que la caméra a pu enregistrer, projeté au temps présent.

Classical Period est une fiction en 16mm couleur filmée à Philadelphie avec un groupe d’acteurs non-professionnels. Les notes pour le film ont été produites entre octobre 2015 et février 2017, le plus souvent au café Jelinek de Vienne. Le tournage et le montage ont eu lieu entre février et août 2017. La post-production photochimique 16mm a été réalisée par Color by Dejonghe en Belgique et le négatif a été conformé en A&B en Angleterre par Steve Farman. Le négatif Kodak a été exposé dans une Arriflex SR1 avec un zoom Angénieux. Une copie a été sous-titrée en allemand à L’Abominable.

Trilogie Carnassière (1)

Carole Thibaud

16mm, couleur, son opt., 3’, 2018

Le premier épisode de cette Trilogie carnassière est une mise à mort de poulets. Ce film a été fabriqué à la tireuse optique JK à partir de 30 mètres de 16mm couleur, filmés dans une petite ferme du Maine-et-Loire. Il a été copié, re-copié, découpé, monté, parfois malmené pour tenter de faire ressortir le pictural et le musical d’images de lutte et de sang.

Fait aux labos de Mire, Crater-lab et L’Abominable.

Nos désirs

Thomas Favel & Raphaël Lefèvre

16mm sur vidéo, couleur, 19’, 2017

Un après-midi d’été, un petit théâtre du désir et de la domination,
tendre et parfois cruel, se met en place entre les jeunes serveurs et les clients d’un bar provençal.

Auteur : Raphaël Lefèvre
Image : Thomas Favel
Son : Jean-Barthélémy Velay
Montage : Raphaël Lefèvre, Vincent Tricon
Montage son : Damien Tronchot
Mixage : Niels Barletta
Musique : Pavane
Décors : Lara Hirzel
Scénario : Mathilde Profit, Raphaël Lefèvre
Interprétation : Laure Lochet, Merwane Tajouiti, Florent Hugon, Pierre Pfauwadel, Clémentine Bruneau

 

Another Story

Camille Degeye

16mm sur vidéo, couleur, sonore, 4’39, 2017

Clip pour le morceau Another Story de l’artiste Thomas Kuratli dit PYRIT, extrait de son second album Control, sortie le 6 avril 2018.

Le clip a été produit par Thomas Kuratli et le label Bookmaker
Records qui est le producteur et l’éditeur de l’album
Control dont est extrait le morceau. La distribution est assurée par ce même label.

A Radical Film

Stefano Canapa

35mm, N&B, 1.85, son opt. mono, 2’40, 2017

Radical, c’est à dire qui concerne la racine.

Un film fabriqué avec des radis noirs : hachés et découpés en lamelles puis patiemment déposés à même le film et insolés.

A l’ère du tout numérique, un retour aux racines du cinéma !

Une saison sans Guy

Noémi, Alida, Manuel & Léo Aubry

16mm sur vidéo, couleur, 11’33, 2017

Meuse, village de Villers-aux-Vents.

Trois jours avant qu’ils ne quittent leur village et la maison
familiale suite à la mort de Guy, les membres de sa famille, saluent les territoires où ils ont grandi. Pris entre la stupeur de la mort, l’indécence du monde qui continue de tourner et le départ de la maison, ils sont face à cette saison à venir. Les gestes figés et les corps en meute se tendent alors la main.

« Nous nous sommes arrêtés, nul part. Et le reste à continuer
à vivre, à dire, à souffler. Ce qu’il y a de plus vivant. Le bruit, la musique des autres, la musique de ce que nous ne contrôlons pas. Le bruit. Malgré la mort, malgré l’indécence que tout continue. »

L’Abominable à Oberhausen et projections à venir

Le Festival International de courts-métrages d’Oberhausen à décidé de créer une section pérenne dédiée aux laboratoires cinématographiques d’artistes : « LABS ».  Pour sa 64° édition le festival invite quatre laboratoires : Filmkoop de Vienne, Filmwerkplaats de Rotterdam, Crater Lab de Barcelone et L’Abominable. Nous y serons présents et présenterons plusieurs films récemment fabriqués avec l’aide du l’abo les dimanche 6 et lundi 7 mai. L’ensemble de cette programmation est projetée en Super-8, 16mm et 35mm.

Dimanche 6 mai
JÉRÔME NOETINGER de Stefano Canapa
LÀ EST LA MAISON de Lo Thivolle et Victor De Las Heras

Lundi 7 mai    
L’ÎLE D’OUESSANT de David Dudouit
ELEMENTS 1, 2, 3 de Tomaž Burlin
UN GRAND BRUIT de Guillaume Mazloum


Vendredi 4 mai
WAVELENGTH
Stefano Canapa & Antoine Birot (live A/V)
100 ECS, 100 rue de Charenton, Paris 12e

Dans leur performance Wavelength, images et sons sont fabriqués à partir d’un Générateur de Basses Fréquences (GBF) et sont retravaillés en direct à l’aide dudit GBF et de quelques projecteurs 16mm. Une célébration qui marie tube cathodique et pellicule argentique, la promesse d’un bal de lumière pour crépitement de cornée.


Samedi 5 mai à 20h
Cycle Mai 68, Assemblée générale
Centre Pompidou
Petite Salle, Niveau -1

Projection en Super 8 des films du collectif Les Scotcheuses :

LE BAL DES ABSENT.ES, France, 2013, 20′
ANOMALIES, France, 2013, 20′
SÈME TON WESTERN, France 2014, 25′
ABSENCES, France, 2017, 4′

La projection sera précédée d’une présentation par Les Scotcheuses et suivie d’un dialogue avec Les Scotcheuses et Jean-Louis Le Tacon : filmer, militer en Super 8 (1h).


DES SPECTRES HANTENT L’EUROPE

de Maria Kourkouta & Niki Giannari
16mm et vidéo sur DCP, couleur et n&b, son, 99’, 2016

La vie quotidienne des migrants dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les « habitants » de Idomeni, décident, à leur tour, de bloquer les rails des trains qui traversent la frontière…

Projections et rencontres au Cinéma Reflet Médicis (3 rue Champollion – Paris 5ème)
Jeudi 17 mai – 20h : Séance suivie d’une rencontre avec les réalisatrices et Houssam Jackl, syrien, protagoniste du documentaire.
Vendredi 18 mai – 20h : Séance suivie d’une rencontre avec les réalisatrices et Claire Atherton, monteuse.
Samedi 19 mai – 20h : Séance suivie d’une rencontre avec les réalisatrices et Houssam Jackl, syrien, protagoniste du documentaire.
Dimanche 20 mai – 11h : Séance suivie d’une rencontre avec les réalisatrices et Caroline Châtelet, journaliste, en partenariat avec Regards.

Projection à Bagnolet, au Cin’Hoche (6, rue Hoche, Bagnolet)
Mardi 22 mai – 20h : Séance suivie d’une rencontre avec les réalisatrices.


Lundi 21 mai à 20h
LES CHAMPS BRÛLANTS
un film de Stefano Canapa et Catherine Libert
16 mm & vidéo, 74′, 2010
Cinéma Le Champo

En deçà de la grande Histoire du cinéma italien et de sa mort annoncée, il y a l’autre histoire, celle d’un cinéma invisible et résistant : ce cinéma qu’aucune tempête ne pourra anéantir parce qu’il reviendra toujours, libre et spontané, comme les herbes folles le long des chemins de traverse. Des ruines du Circo Massimo à Rome, en passant par ses banlieues oubliées, jusqu’aux décombres de Pozzuoli, le film part à la rencontre d’un cinéma de la survivance, celui de Beppe Gaudino et Isabella Sandri.

Rencontre avec les cinéastes animé par Claire Faugouin, Lucie Leszez, Monique Peyrière

Renseignements et Réservations :
CINE-CLUB PSL – Filmer le champ social :
cineclub.fcs@gmail.com
Carnet hypothèses


 

Expos et projections en mars

Actualités sur les films, les expositions et les articles de quelques-uns de nos adhérents.


Scratch Projection
David Kidman
CARTE BLANCHE À WORK IN PROGRESS
mardi 27 mars 2018 à 20h30
Studio des Ursulines
10, rue des Ursulines
75005 Paris

Hommage à Marie-Hélène Breuil
(films de D. Kidman, avec ou sur Marie-Hélène Breuil)

Marie-Hélène Breuil est décédée le 1er avril 2016, âgée de 54 ans, à la suite d’une maladie brutale. Depuis 1995, elle a co-programmé les séances de projection de cinémas d’artistes avec l’association Work in Progress et a également travaillé sur le commissariat des expositions dans le même cadre. Professeur de l’histoire de l’art, elle avait, depuis longtemps, un grand intérêt pour le travail de Claude Rutault, ce qui l’a mené à publier de nombreux articles, organiser des expositions et écrire quatre livres sur l’ensemble des aspects spécifiques du travail de Claude Rutault, dont Claude Rutault, peinture, écriture, sociabilité, PUR, 2014 (sa thèse de doctorat, soutenu en 2009). Sa contribution à la compréhension et interprétation du travail de Claude Rutault est largement reconnue et saluée. Un des films qu’elle a produit, celui-ci pour le Mac/Val, Une promenade de Claude Rutault, est programmé dans cette séance.

Elle a produit d’autres films, surtout ceux de son mari, David Kidman, et a souvent travaillé dans d’autres rôles, à la caméra ou en figuration, et ses conseils et accompagnement sur les procédés de création ont toujours été des plus précieux. Elle laisse derrière elle beaucoup d’affection, d’amour et un grand trou dans les vies de ceux qui la connaissaient.

Light Cone


CINÉMA DU RÉEL
DJAMILA
de Aminatou Echard

Au Kirghizstan, le film part à la recherche de Djamilia, le personnage
principal du roman de Tchinghiz Aïtmatov, une jeune fille en rupture
avec les règles de la communauté kirghize. Nous rencontrons des
femmes qui nous parlant de Djamilia, libèrent une parole intime,
nous parlent de leurs désirs, de règles et de liberté.

Vendredi 23 mars à 21h30, en F300 au Forum des images,
séance suivie d’un débat avec le public dans la salle de cinéma.
Jeudi 29 mars, à 18h40, au Cinéma 1 au Centre Pompidou,
séance suivie d’un débat avec le public dans la salle de cinéma.
Vendredi 30 mars à 14h00, en petite salle au Centre Pompidou.


NAVIGATORS
une performance de Noah Teichner
double projection 16mm (coul. et n/b), disques 78 tours
mercredi 28 mars, Université Paris 8, Amphi. X, 17h-18h30
5ème ed. de la Semaine des Arts de Paris 8 (26-30 mars)

21 décembre, 1919. Au cœur de la 1re Red Scare aux États-Unis, 249 anarchistes d’origine russe, dont Emma Goldman et Alexander Berkman, sont déporté·e·s en URSS sur le USAT Buford, rebaptisé l’« Arche soviétique ». Cinq ans plus tard, La croisière du Navigator de Buster Keaton, une comédie burlesque maritime, ne prend pour autre décor que ce même paquebot.

Au moyen d’un dispositif audio-visuel activé en direct, à base de projections argentiques (des images de Keaton retravaillées au laboratoire), de disques 78 tours édités pendant la Red Scare, et d’une collection de documents transférée sur support 16mm, cette conférence en cinéma élargi examine le témoignage paradoxal laissé par Buster Keaton, historiographe malgré lui d’une déportation.

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BRULE LA MER
de Nathalie Nambot et Maki Berchache
vendredi 30 mars à 20h30
Cinéma Ecrans de Saint-Denis
Dans le cadre du PCMMO et à l’invitation du Groupe d’Entraide Mutuel (GEM) de Saint-Denis, du GEM d’Epinay et de La Trame
projection du film Brûle la mer précédé à 18h30 d’un rencontre à la librairie Folie D’encres autour des souffrances liées l’exil (aspects sociaux cliniques et politiques)

Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25 000 jeunes tunisiens ont pris la mer vers l’Europe, via Lampedusa. Maki Berchache est l’un d’eux. A partir de son histoire, de fragments d’images, de récits, avec ses amis de voyage ou rencontrés à Paris, Brûle la mer revient sur cette tentative de liberté et la violence d’une hospitalité refusée. Comment le pays quitté devient le pays rêvé.


Andrés Baron
Mirror Travelling
du 16 mars au 7 avril 2018
Cité internationale des arts
18, rue de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris

La Cité internationale ses arts présente Mirror Travelling, première exposition personnelle de Andrés Baron en France, qui réunit un ensemble d’oeuvres créées par l’artiste entre 2016 et 2018: films, vidéos, impressions, objets.


On vous signale aussi la publication du mémoire de master de Noélie Martin sur les émulsions artisanales et les séminaires Maddox.
LA FURIA UMANA

Dos sueños después

Pilar Monsell

16mm, couleur et n&b, son opt., 18’, 2017

Quelques rêves, une douzaine de chambres d’hôtel, s’évader. Une forêt de pins. Les dos de plusieurs femmes qui regardent la mer. Le contre-champ du bonheur. Le vide qui reste après un double mouvement complexe : le désir de s’échapper et l’impossibilité de laisser derrière soit ce qui nous empêche de partir.