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Cycle #3 / Nulle part avant

Cet automne 2018, L’Abominable initie un cycle de projections de films réalisés ces dernières années par les cinéastes de l’association. Ce cycle de projections se poursuivra en 2019.

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé. Depuis sa création, y sont produits des films d’une grande diversité utilisant les supports du cinéma photochimique. Ce cycle donnera à voir l’étendue des pratiques cinématographique qui s’y exercent et permettra d’échanger avec des cinéastes qui ont en commun le désir de travailler les supports argentiques du cinéma aujourd’hui.

Cinéma l’Étoile, 1 allée du progrès, à La Courneuve
à 5 minutes du RER B La Courneuve – Aubervilliers

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#3
VENDREDI 21
DÉCEMBRE 2018
à 20h00

 
un film de Emmanuel Falguières

(2018)
HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’

Entretien avec Emmanuel dans Mediapart

« À trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? » Et dans leurs mains, chargées comme les Rois Mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles. »

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

Fabriqué en partie dans les laboratoires expérimentaux de L’Etna à Montreuil et de L’Abominable à la Courneuve, le film fait dialoguer différentes matières d’images (8mm des années 1940, 16mm, numérique) et trace ainsi un chemin dans les temporalités des histoires racontées.

En présence de Emmanuel Falguières

 

Absences

Les Scotcheuses

16mm, n&b, son opt., 5’, 2018

absence ab.sɑ̃s féminin
1) Le fait d’être absent.
2) Défaut de présence à une réunion, à une assignation, à un appel.
3) (Psychologie) Arrêt momentané de la conscience, symptôme de l’épilepsie.
4) (Pluriel) Film réalisé à Bure, en Meuse, à propos d’un projet d’enfouissement des déchets nucléaires.

God said no

Cécile Plais

Super-8 et vidéo sur vidéo, couleur, sonore, 26’, 2018

Un film participatif réalisé par Cécile Plais.
Images super 8 : un camion sur une piste. Un lac salé dans le bush de l’Australie de l’Ouest. Des visages. Quelque chose se prépare… Une voix dit l’importance d’être dans le bon environnement pour donner ce qu’on a de meilleur. Images numériques : des planches, des clous, des hommes qui bricolent…

De partout sont venus ces femmes et ces hommes pour participer au Festival Blazing-Swan… Imaginé sur le modèle du Burning Man américain, cette insolite utopie célèbre le partage, la créativité et l’expression de soi, autour de la construction d’une sculpture monumentale et d’un village éphémère.

Etre avec eux autant dans la production que dans une matière qui nous ramène vers le sensible. Danser visuellement avec les participants. S’immerger dans la genèse de l’événement in situ, des premiers préparatifs au derniers moments de démontage.

Bercé par un riff de blazing blues, qui ondule sur des images tantôt argentiques, tantôt digitales, aux textures de poussières et de lumières, le film expérimente cette aventure collective et éclectique…

*

Photographie : Aurélie Ganachaud, Cécile Plais
Time-lapse : Aaron Ruscetta
Prise de son : Alexandre Bertin
Montage : Allan Chung, Widy Marché, Cécile Plais
Musique : Oscar Philéas et François Vaillé
Mixé à la Cave à Son par Marc Parazon
Etalonnage : Olivier Le Gurun
Laboratoires : L’Abominable et Mire
Télécinéma : Nicolas Nogues
VO : Anglais / VOSTF

Midnight Orange

Gautam Valluri

16mm, couleur, son opt., 11’, 2018

Un film sur les crescendos non résolus, les anticipations contrecarrées et les escalades non gérées raconté à travers des architectures étranges.

Filmé dans les tombeaux de la famille Paigah à Hyderabad, en Inde, le bruit et le silence, le scintillement et l’immobilité racontent l’histoire d’une tradition de dépassement architectural de nos ancêtres, même dans le sommeil éternel de la mort.

 

Cycle de projections de films réalisés avec le concours de L’Abominable #2

Cet automne 2018, L’Abominable initie un cycle de projections de films réalisés ces dernières années par les cinéastes de l’association. Ce cycle de projections se poursuivra en 2019.

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé. Depuis sa création, y sont produits des films d’une grande diversité utilisant les supports du cinéma photochimique. Ce cycle donnera à voir l’étendue des pratiques cinématographique qui s’y exercent et permettra d’échanger avec des cinéastes qui ont en commun le désir de travailler les supports argentiques du cinéma aujourd’hui.

Cinéma l’Étoile, 1 allée du progrès, à La Courneuve
à 5 minutes du RER B La Courneuve – Aubervilliers

#2
VENDREDI 23
NOVEMBRE 2018
à 20h00

> RITES OF RESISTANCE

Miki Ambrózy
(2017)
16mm, couleur et n&b, son opt., 20’

Un film-poème qui célèbre les dualités du quotidien.

En présence de Miki Ambrózy

 

> CAILLOUX, ROCHER, ALGUES

David Dudouit
(2009)
16mm, Super-8 sur 16mm, n&b, sil., 5’40

Images filmées en super8 sur l’île de Sein puis recomposées à l’aide d’une tireuse optique. Trois tableaux en noir et blanc.

 

> UN GRAND BRUIT

Guillaume Mazloum
(2017)
16mm / couleur / son optique / 39’46

Pensées anarchistes, utopiques, situationnistes, surréalistes, mystiques… Poètes du XX siècle, pour qui les mots sont autant souffle que signification. Son et haleine, texte et texture, page et image.
Traversée d’un siècle d’horreurs et de promesses, de barbaries et de technologies, dont la charge se déverse lourdement sur tout avenir.
Et très bas, dans le fracas du temps, le poète assène des mots qu’on s’obstine à ne pas entendre : Il faudra travailler jusqu’à la fin des temps, il faudra retrouver le geste et la parole.

En présence de Guillaume Mazloum


 

Cycle de projections de films réalisés avec le concours de L’Abominable

Cet automne 2018, L’Abominable initie un cycle de projections de films réalisés ces dernières années par les cinéastes de l’association. Ce cycle de projections se poursuivra en 2019.

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé. Depuis sa création, y sont produits des films d’une grande diversité utilisant les supports du cinéma photochimique. Ce cycle donnera à voir l’étendue des pratiques cinématographique qui s’y exercent et permettra d’échanger avec des cinéastes qui ont en commun le désir de travailler les supports argentiques du cinéma aujourd’hui.

Cinéma l’Étoile, 1 allée du progrès, à La Courneuve
à 5 minutes du RER B La Courneuve – Aubervilliers

#1
VENDREDI 28
SEPTEMBRE 2018
à 20h00

> DES SPECTRES HANTENT L’EUROPE

Maria Kourkouta & Niki Giannari
(2016)
16mm et vidéo sur vidéo, couleur et n&b, son, 99’

La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakistanais, Afghans et autres) dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, pour boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les «habitants» de Idomeni décident, à leur tour, de bloquer les rails qui traversent la frontière.

En présence de Maria Kourkouta le 28 septembre.

Séances supplémentaire les samedi 29 septembre à 18h00, lundi 1er octobre à 18h00 et mardi 2 octobre à 16h30.


#2
VENDREDI 23
NOVEMBRE 2018
à 20h00

> RITES OF RESISTANCE

Miki Ambrózy
(2017)
16mm, couleur et n&b, son opt., 20’

Un film-poème qui célèbre les dualités du quotidien.

 

> CAILLOUX, ROCHER, ALGUES

David Dudouit
(2009)
16mm, Super-8 sur 16mm, n&b, sil., 5’40

Images filmées en super8 sur l’île de Sein puis recomposées à l’aide d’une tireuse optique. Trois tableaux en noir et blanc.

 

> UN GRAND BRUIT

Guillaume Mazloum
(2017)
16mm / couleur / son optique / 39’46

Pensées anarchistes, utopiques, situationnistes, surréalistes, mystiques… Poètes du XX siècle, pour qui les mots sont autant souffle que signification. Son et haleine, texte et texture, page et image.
Traversée d’un siècle d’horreurs et de promesses, de barbaries et de technologies, dont la charge se déverse lourdement sur tout avenir.
Et très bas, dans le fracas du temps, le poète assène des mots qu’on s’obstine à ne pas entendre : Il faudra travailler jusqu’à la fin des temps, il faudra retrouver le geste et la parole.

En présence de Guillaume Mazloum


#3
VENDREDI 21
DÉCEMBRE 2018
à 20h00

> NULLE PART AVANT

Emmanuel Falguières
(2018)
HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

En présence d’Emmanuel Falguières


 

Des spectres hantent l’Europe au cinéma L’Etoile

Vendredi 28 septembre à 20h
Cinéma l’Étoile
1, allée du Progrès 93120 La Courneuve

Des spectres hantent l’Europe

De Maria Kourkouta, Niki Giannari
France/Grèce, 2016, 1h39

La vie quotidienne des migrants et réfugiés dans le camp de Idomeni, en Grèce. En attendant de traverser la frontière : des queues pour manger, boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les «habitants» de Idomeni, décident, à leur tour, de bloquer les rails des trains qui traversent la frontière.

En présence de la co-réalisatrice Maria Kourkouta

Séances supplémentaires
samedi 29 septembre à 18h
lundi 1er octobre à18h
mardi 2 octobre à 16h30

Plus d’informations sur le site de Survivance

Nulle part avant

Emmanuel Falguières

HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’, 2018

« À trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? » Et dans leurs mains, chargées comme les Rois Mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles. »

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

Fabriqué en partie dans les laboratoires expérimentaux de L’Etna à Montreuil et de L’Abominable à la Courneuve, le film fait dialoguer différentes matières d’images (8mm des années 1940, 16mm, numérique) et trace ainsi un chemin dans les temporalités des histoires racontées.

Film-collage 2 – introduction

Anaïs Ibert

S8 et 16mm sur vidéo , couleur et n&b, son, 6’, 2018

L’impossibilité à communiquer ne peut-elle être compensée par la capacité à ressentir ?
                       Astrid Defrance, Les écritures dramatiques (post)modernes : le traducteur à l’épreuve du sens et des sens

Marianne et Robin

Jules Lagrange

16mm, n&b, son num., 7’45, 2018

Ce film a été réalisé en collaboration avec des enfants en situation de handicap mental.

Réalisé en 16mm noir et blanc, Marianne et Robin rejoue l’histoire de Robin des bois. Les dialogues ont été réécrit à travers des problématiques contemporaines et situé en France : les réfugiés, la répression policière, les expulsions…
L’action se déroule dans des décors peints par les enfants et est joué par des marionnettes balinaises bricolées.