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CYCLE DE PROJECTIONS DE FILMS RÉALISÉS AVEC LE CONCOURS DE L’ABOMINABLE

Cet automne 2018, L’Abominable initie un cycle de projections de films réalisés ces dernières années par les cinéastes de l’association. Ce cycle de projections se poursuivra en 2019.

L’Abominable est un laboratoire cinématographique partagé. Depuis sa création, y sont produits des films d’une grande diversité utilisant les supports du cinéma photochimique. Ce cycle donnera à voir l’étendue des pratiques cinématographique qui s’y exercent et permettra d’échanger avec des cinéastes qui ont en commun le désir de travailler les supports argentiques du cinéma aujourd’hui.

Cinéma l’Étoile, 1 allée du progrès, à La Courneuve
à 5 minutes du RER B La Courneuve – Aubervilliers

#1
VENDREDI 28
SEPTEMBRE 2018
à 20h00

> DES SPECTRES HANTENT L’EUROPE

Maria Kourkouta & Niki Giannari
(2016)
16mm et vidéo sur vidéo, couleur et n&b, son, 99’

La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakistanais, Afghans et autres) dans le camp de Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne : des queues pour manger, pour boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les «habitants» de Idomeni décident, à leur tour, de bloquer les rails qui traversent la frontière.

En présence de Maria Kourkouta le 28 septembre.

Séances supplémentaire les samedi 29 septembre à 18h00, lundi 1er octobre à 18h00 et mardi 2 octobre à 16h30.


#2
VENDREDI 23
NOVEMBRE 2018
à 20h00

> RITES OF RESISTANCE

Miki Ambrózy
(2017)
16mm, couleur et n&b, son opt., 20’

Un film-poème qui célèbre les dualités du quotidien.

 

> CAILLOUX, ROCHER, ALGUES

David Dudouit
(2009)
16mm, Super-8 sur 16mm, n&b, sil., 5’40

Images filmées en super8 sur l’île de Sein puis recomposées à l’aide d’une tireuse optique. Trois tableaux en noir et blanc.

 

> UN GRAND BRUIT

Guillaume Mazloum
(2017)
16mm / couleur / son optique / 39’46

Pensées anarchistes, utopiques, situationnistes, surréalistes, mystiques… Poètes du XX siècle, pour qui les mots sont autant souffle que signification. Son et haleine, texte et texture, page et image.
Traversée d’un siècle d’horreurs et de promesses, de barbaries et de technologies, dont la charge se déverse lourdement sur tout avenir.
Et très bas, dans le fracas du temps, le poète assène des mots qu’on s’obstine à ne pas entendre : Il faudra travailler jusqu’à la fin des temps, il faudra retrouver le geste et la parole.

En présence de Guillaume Mazloum


#3
VENDREDI 21
DÉCEMBRE 2018
à 20h00

> NULLE PART AVANT

Emmanuel Falguières
(2018)
HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

En présence d’Emmanuel Falguières


 

Des spectres hantent l’Europe au cinéma L’Etoile

Vendredi 28 septembre à 20h
Cinéma l’Étoile
1, allée du Progrès 93120 La Courneuve

Des spectres hantent l’Europe

De Maria Kourkouta, Niki Giannari
France/Grèce, 2016, 1h39

La vie quotidienne des migrants et réfugiés dans le camp de Idomeni, en Grèce. En attendant de traverser la frontière : des queues pour manger, boire du thé, pour consulter un médecin. Un jour, l’Europe décide de fermer ses frontières une bonne fois pour toutes. Les «habitants» de Idomeni, décident, à leur tour, de bloquer les rails des trains qui traversent la frontière.

En présence de la co-réalisatrice Maria Kourkouta

Séances supplémentaires
samedi 29 septembre à 18h
lundi 1er octobre à18h
mardi 2 octobre à 16h30

Plus d’informations sur le site de Survivance

Nulle part avant

Emmanuel Falguières

HD 16/9, 16mm, Super-8 sur vidéo, couleur et n&b, son, 205’, 2018

« À trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? » Et dans leurs mains, chargées comme les Rois Mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles. »

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et la Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

Fabriqué en partie dans les laboratoires expérimentaux de L’Etna à Montreuil et de L’Abominable à la Courneuve, le film fait dialoguer différentes matières d’images (8mm des années 1940, 16mm, numérique) et trace ainsi un chemin dans les temporalités des histoires racontées.

Film-collage 2 – introduction

Anaïs Ibert

S8 et 16mm sur vidéo , couleur et n&b, son, 6’, 2018

L’impossibilité à communiquer ne peut-elle être compensée par la capacité à ressentir ?
                       Astrid Defrance, Les écritures dramatiques (post)modernes : le traducteur à l’épreuve du sens et des sens

Marianne et Robin

Jules Lagrange

16mm, n&b, son num., 7’45, 2018

Ce film a été réalisé en collaboration avec des enfants en situation de handicap mental.

Réalisé en 16mm noir et blanc, Marianne et Robin rejoue l’histoire de Robin des bois. Les dialogues ont été réécrit à travers des problématiques contemporaines et situé en France : les réfugiés, la répression policière, les expulsions…
L’action se déroule dans des décors peints par les enfants et est joué par des marionnettes balinaises bricolées.

Beau Soleil

Jules Lagrange

Super-8 sur vidéo, couleur, son num., 6’13, 2018

Ce film a été réalisé en collaboration avec des enfants en situation de handicap mental.

Beau Soleil est un film de science-fiction écrit à travers l’utilisation d’un jeu d’écriture surréaliste.

Réalisé en Super-8 couleur, il relate comment la disparition du soleil entraîne la disparition de l’espèce humaine et la survivance de certaines espèces animales qui s’organisent alors en société.

Projections en juin et juillet

Deux films de cinéastes de L’Abominable au festival Côté Court

Mardi 12 juin à 22h00
Ciné 104 à Pantin
NOS DÉSIRS
Raphaël Lefèvre, Thomas Favel
2017, Couleur, 19’

Avec : Laure Lochet, Merwane Tajouiti, Pierre Pfauwadel, Florent Hugon, Clémentine Bruneau

Lors d’une après-midi d’été, un petit théâtre du désir et de la domination, tendre et parfois cruel, se met en place entre les jeunes serveurs et les clients d’un bar provençal.

 

Mercredi 13 juin à 22h00
Ciné 104 à Pantin
LÀ EST LA MAISON
Lo Thivolle, Victor De Las Heras
2017, Noir et Blanc, 13’

De l’extérieur on n’y voit rien, à l’intérieur on entend tout. Au loin les chemins se bouchent, quand de près s’ouvrent les possibles.

 


Dans le cycle de cinéma Light Cone – Le BAL

Mardi 12 juin à 20h
Cinéma des Cinéastes

Cycle de cinéma Light Cone – Le BAL
LA SURVIVANCE DES FORMES #2

OBJETS TROUVÉS
Anne-Marie CORNU
1998, 16mm, couleur, silencieux, 5’

Lorsque Kodak développait les films super 8, les bobines étaient renvoyées par la poste à l’auteur. Au fond de la pochette timbrée, une chute de quelques photogrammes, étrangère à la bobine, s’y trouvait. J’ai gardé ces amorces contenant des images de films d’autres utilisateurs. Objets trouvés a été réalisé à partir de cette collection.

 


A SCRATCH EXPANDED #9 organisé par Light Cone

Samedi 16 juin 2018 à partir de 20h
aux Voûtes (Paris)

Pour cette 9ème édition de SCRATCH EXPANDED, Light Cone continue son exploration des formes liées aux pratiques du cinéma élargi, en invitant des artistes qui proposeront des installations et des performances cinématographiques. En parallèle, des projections de films en 16mm et en 35mm auront lieu en plein air, dans le jardin des Voûtes, et un programme d’œuvres vidéo sera également présenté au cours de la soirée.

NOETINGER3 [INSTALLATION]
Stefano CANAPA
2018, Installation vidéo double écran, format de prise de vue : super16mm, n&b, son, 22′ en boucle
Son de Jérôme NOETINGER, avec de courtes interventions sonores en direct au cours de la soirée.

Ce travail est une déclinaison pour la salle d’exposition du film récemment intégré au catalogue de Light Cone, JÉRÔME NOETINGER (2017, 35mm, n&b, son, 11’40).
Seul face à la caméra, le musicien improvisateur Jérôme Noetinger joue de son magnétophone à bandes Revox B77. Il déploie dans l’instant de la captation, dans la durée d’une bobine de film, un organisme sonore complexe basé sur des captures microphoniques, des parasites électromagnétiques et des hasards radiophoniques tous rendus possibles grâce à la puissance de l’enregistrement.
Stefano Canapa a décidé de fixer cet instant improvisé avec un dispositif cinématographique délibérément simple, qui offre au spectateur une expérience poétique et sensible. La version ici présentée est une mise à nu du dispositif de prise de vues (la pièce est jouée deux fois et chaque fois filmée avec deux caméras synchrones) aussi bien qu’une réflexion proposée au spectateur sur les enjeux de la pratique de l’improvisation en musique.

À partir de 20h et tout au long de la soirée dans la voûte du fond.

 


Un nouveau film montré pour la première fois

Lundi 2 juillet à 19h30
Cinéma le Brady
NULLE PART AVANT
Emmanuel Falguières
2017, couleur et n&b, 210’

“À trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? » Et dans leurs mains, chargées comme les Rois-Mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles.”

Nulle Part Avant raconte le parcours croisé de trois femmes, chacune à la recherche d’une histoire enfermée dans un morceau d’archive. Réalisé sur plusieurs hivers entre Paris et le Bretagne, le film propose une réflexion poétique autour de leurs vies communes, du rapport grand-mère mère fille, des passés perdus et retrouvés, de la maladie mentale et de l’écriture.

Fabriqué en partie dans les laboratoires expérimentaux de l’Etna à Montreuil et de L’Abominable à la Courneuve, le film fait dialoguer différentes matières d’images (8mm des années 1940, 16mm, numérique) et trace ainsi un chemin dans les temporalités des histoires racontées.

 


A l’espace en cours avec Braquage

Lundi 9 juillet à 20h30
Braquage, Espace en cours
séance “De la Foule”

Déambulation, manifestation, démultiplication, enchevêtrement, ce programme regroupe plusieurs films expérimentaux où la foule envahit le cadre et l’écran de différentes manières. En présence du cinéaste Guillaume Mazloum et de la musicienne Coralie Diatkine.

Programmation en cours

Classical Period

Ted Fendt

16mm, couleur, son opt., 62’, 2018

Classical Period est un portrait de Cal et de ses amis de Philadelphie. Ils se rencontrent et ont de longues conversationsà propos livres, de poésie, de musique et d’architecture,
en particulier la traduction de 1864 de La divine comédie de Dante par Henry Longfellow. Filmé avec le grain et la texture du 16mm couleur, le film met en avant les personnages et en fait leurs portraits, laissant de côté les ornements artificiels de la fiction.

Réflexions à l’issue du montage

Classical Period est une longue conversation qui tourne autour, s’éloigne et revient à nouveau à une traduction de La divine comédie de Dante. La traduction est de Henry Longfellow, les notes sont copieuses, c’est le résultat de vingt ans passés à côtoyer le livre.
Le film fait le portrait de Cal, un ami depuis une dizaine d’années, et de quelques amis communs. C’est aussi l’occasion d’inscrire sur du film certains lieux d’importance
pour moi : la maison de ma grand-mère au sud de Philadelphie, la pièce du haut chez mon ami Michael Carwile.

Les protagonistes se retrouvent dans des pièces ensoleillées, au coin de rues à l’aube, et dans des appartements assombris — leur statut de personnage d’un récit étant toujours mis en péril par la présence d’une caméra et d’un microphone dont le regard et à l’écoute se situent quelque part dans la zone grise entre l’objectivité et la subjectivité.

Cal, Evelyn, Chris et Michael. Ils parlent de livres, d’architecture, de musique — Denise Levertov, Beethoven, Philip Massinger, Vitruvius, Edmund Campion, Edmund Wilson. Ils sont assis en silence, seuls, lisant, pensant, et les textes qui occupent leurs journées remplissent une sorte de vide. Au lieu de constituer l’arrière-plan d’une fiction, l’intérêt pour la littérature est mis en avant. C’est la substance même du film.

Je me sentais dans l’impasse vis-à-vis des études de per sonnages combinant plusieurs comportements que j’avais pu faire. Dans celui-ci, j’ai ôté toute narration et tout ornement pour me concentrer uniquement sur les gens, en particulier sur Cal. Le film ne contient pas de scène d’exposition, qui, déjà tout à fait réduite dans mes précédents films, représentait encore une sorte d’obstacle. Ici il y a simplement ce que la caméra a pu enregistrer, projeté au temps présent.

Classical Period est une fiction en 16mm couleur filmée à Philadelphie avec un groupe d’acteurs non-professionnels. Les notes pour le film ont été produites entre octobre 2015 et février 2017, le plus souvent au café Jelinek de Vienne. Le tournage et le montage ont eu lieu entre février et août 2017. La post-production photochimique 16mm a été réalisée par Color by Dejonghe en Belgique et le négatif a été conformé en A&B en Angleterre par Steve Farman. Le négatif Kodak a été exposé dans une Arriflex SR1 avec un zoom Angénieux. Une copie a été sous-titrée en allemand à L’Abominable.

Trilogie Carnassière (1)

Carole Thibaud

16mm, couleur, son opt., 3’, 2018

Le premier épisode de cette Trilogie carnassière est une mise à mort de poulets. Ce film a été fabriqué à la tireuse optique JK à partir de 30 mètres de 16mm couleur, filmés dans une petite ferme du Maine-et-Loire. Il a été copié, re-copié, découpé, monté, parfois malmené pour tenter de faire ressortir le pictural et le musical d’images de lutte et de sang.

Fait aux labos de Mire, Crater-lab et L’Abominable.

Nos désirs

Thomas Favel & Raphaël Lefèvre

16mm sur vidéo, couleur, 19’, 2017

Un après-midi d’été, un petit théâtre du désir et de la domination,
tendre et parfois cruel, se met en place entre les jeunes serveurs et les clients d’un bar provençal.

Auteur : Raphaël Lefèvre
Image : Thomas Favel
Son : Jean-Barthélémy Velay
Montage : Raphaël Lefèvre, Vincent Tricon
Montage son : Damien Tronchot
Mixage : Niels Barletta
Musique : Pavane
Décors : Lara Hirzel
Scénario : Mathilde Profit, Raphaël Lefèvre
Interprétation : Laure Lochet, Merwane Tajouiti, Florent Hugon, Pierre Pfauwadel, Clémentine Bruneau